Toujours pas d'inflation dans les grandes surfaces (sauf sur les premiers prix)

Alors que l'inflation continue de progresser en zone euro, la France semble relativement épargnée par rapport à ses voisins. Alors que l'Insee anticipe une hausse globale des prix à la consommation de 2,7% sur un an en ce début 2022, les étiquettes ne flambent pas encore en grande distribution.
Au contraire même. En janvier, les prix ont eu tendance à baisser dans les grandes surfaces selon Iri.
"En janvier, la déflation reste de mise avec -0,28% au global, constate le panéliste dans son bilan mensuel. Le concept hyper est à -0,66% et le concept drive est à -0,85%. Par type de marque, on observe une déflation sur les marques nationales à -0,49% alors que les marques de distributeurs sont à +0,20%. Au niveau des rayons, seuls l’épicerie salée et les spiritueux et champagnes sont positifs."
Si les prix sont en retrait sur le mois de janvier, sur un an en revanche, Iri constate bien une inflation qui reste pour l'heure très modérée.
"Le retour de l’inflation à un an se confirme avec une inflation à +0,16% au global, observe le panéliste. Presque tous les concepts sont inflationnistes, sauf le drive. Les marques nationales restent le seul type de marques encore en déflation."
Les "premiers prix" enflent
Sur un an, l'inflation est positive depuis le mois de décembre 2021 (+0,09%) après 20 mois consécutifs de déflation.
Pour l'heure c'est le rayon épicerie salée qui est le plus inflationniste avec une hausse tous circuits confondus de 1,15% sur un an devant la crèmerie (+0,61%).
Alors que les industriels négocient actuellement avec la distribution les tarifs de 2022, les marques nationales contiennent l'envolée des prix avec une légère déflation de 0,06% sur un an. En revanche, ce sont les produits les moins chers qui sont à l'origine de la légère tendance inflationniste.
Sur un an, les MDD progressent de 0,5% et les produits premiers prix progressent de 2,7%. Pour certaines catégories de produits, la hausse des prix commence à se faire sentir, d'autant plus qu'elle touche les consommateurs les plus modestes. Ainsi dans les catégories "premiers prix", l'inflation atteint 5,7% sur l'épicerie salée, 4,05% sur l'épicerie sucrée et 4,02% sur les produits d'hygiène. Sur ces catégories-là, le poids des matières premières dans le prix final est plus élevé que sur les produits de grandes marques.











