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Rachat d'Endel par Altrad: Mohed Altrad promet qu'il n'y aura "pas de plan de licenciements"

BFM Business Jérémy Bruno
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Mohed Altrad, président et fondateur du groupe Altrad, était l'invité ce jeudi soir du Grand Journal de l'Eco sur BFM Business.

Le groupe Altrad a annoncé mercredi avoir engagé des négociations exclusives avec Engie pour lui racheter sa filiale de maintenance industrielle Endel et ses 5000 salariés. "Il n'y aura pas de plan de licenciements", a promis ce jeudi soir le président et fondateur du groupe, Mohed Altrad, sur le plateau de BFM Business. Altrad, spécialisé dans la prestation de services à l'industrie et à la construction, compte pas moins de 40.000 salariés dans le monde.

"Si le personnel d'Endel me regarde, je prends cet engagement: il n'y en aura pas. Il y aura des ajustements, il y aura des déplacements, il y aura une réorganisation parce qu'Endel, c'est un secret pour personne, n'est pas en pleine forme sur le plan financier", a déclaré le dirigeant.

Par ailleurs, le dirigeant a démenti les informations évoquant un montant quasi nul voire négatif pour l'opération – aucun détail financier n'a été communiqué par les deux entreprises.

"L'information est fausse. Je ne donnerais pas le prix parce qu'on a un accord d'exclusivité et qu'on ne doit pas dire un certain nombre de choses, mais la valeur n'est pas négative, elle est substantielle", a rétorqué Mohed Altrad.

L'opération devrait être conclue "d'ici début 2022", sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires et après consultation des instances représentatives du personnel, indiquent les deux entreprises. Engie avait annoncé dès l'an dernier son intention de vendre sa filiale, qui a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 550 millions d'euros en 2020, dans le cadre de son recentrage sur les énergies renouvelables et les infrastructures.