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Le directeur général délégué de BNP Paribas ne "croit pas" à la spirale inflationniste

BFM Business Jérémy Bruno
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Thierry Laborde, directeur général délégué de BNP Paribas, était l'invité ce vendredi matin de Good Morning Business sur BFM Business.

Une spirale inflationniste pourrait-elle menacer la reprise de l'économie? "On n'y croit pas", répond Thierry Laborde, directeur général délégué de BNP Paribas, sur BFM Business ce vendredi.

"Le choc est essentiellement un déséquilibre aujourd'hui entre l'offre et la demande. La demande est bien supérieure à l'offre, et c'est beaucoup lié au rebond économique", précise-t-il, ajoutant qu'il y avait aussi "le sujet du prix de l'énergie".

"Ces deux facteurs, dans la durée, ça va être plus long qu'anticipé initialement […], mais ces choses vont s'équilibrer en 2022. Nous n'anticipons pas de choc sur les salaires, parce que pour que la spirale inflationniste prenne, il faudrait qu'il y ait une augmentation assez massive des salaires qui entraînerait cette spirale", estime le dirigeant.

Hausse modérée des salaires

Du côté de BNP Paribas, les négociations salariales ont en effet abouti à une hausse générale modérée de 0,6%. "En plus de cette augmentation, on y trouve de l'intéressement complémentaire […] de l'ordre de 900 euros, dès cette fin d'année, pour l'ensemble des collaborateurs, et des mesures aussi pour faciliter la mobilité durable", assure Thierry Laborde.

Selon l'Insee, les prix à la consommation ont progressé de 2,6% sur un an au mois d'octobre, après une hausse de 2,2% en septembre et de 1,9% en août, toujours tirés par les prix de l'énergie et des services