BFM Business
Alerte info

Le déficit pourrait atteindre 6,3% du PIB d'ici à la fin de l'année

BFM Business Raphaël Legendre
placeholder video
LES OFF DE LEGENDRE. Sans mesures de corrections d'ici à la fin de l'année, le déficit public pourrait atteindre 6,3% du PIB. Un écart de plus de 50 milliards d'euros par rapport aux prévisions.

Si rien n'est fait, le déficit pourrait atteindre 6,3% du PIB cette année selon nos informations. C'est pourquoi un projet de loi de finances rectificative devient indispensable pour corriger le tir de 2024, avec, prédisent certains parlementaires, "un véritable braquage" sur les entreprises qui seront taxées de manière rétroactive sur leur résultat de l’année. Une surtaxe d’impôt sur les sociétés serait déjà dealée. "Si c’est du one shot, ça va, si cette ponction exceptionnelle perdure en 2025, ça risque de coincer", indique un représentant du patronat. Affaire à suivre...

Les off de Legendre : Le vrai chiffre du déficit - 27/09
Les off de Legendre : Le vrai chiffre du déficit - 27/09
2:52

Et aussi

• Patrick Martin

L’interview cette semaine du président du Medef au Parisien indiquant que le patronat était ouvert à des hausses d’impôts si l’État faisait sa part du travail en baissant les dépenses, en a fait tousser quelques-uns au Medef.

Alors que les entreprises françaises sont déjà les plus taxées de l’OCDE, plusieurs fédérations adhérentes, qui ont découvert l’interview dans la presse, ont fait part de leur mécontentement au patron des patrons.

"Jamais nous n'aurions laissé sortir une telle bêtise si nous avions été mis au courant”, indique un membre du conseil exécutif de l'organisation patronale. Il faut dire que concours Lepine de la fiscalité est de retour au gouvernement, avec plusieurs menaces sur les entreprises: remise en cause des allègements de charges, rabot sur le CIR, hausse de la "flat tax", réforme du pacte Dutreil voire un retour de l'ISF.

• Le CIR débattu

Chaque année, le crédit d'impôt recherche est attaqué durant l'examen du projet de loi de finances. Bercy essaye depuis longtemps de corseter la première dépense fiscale du budget, qui coûte plus de 7 milliards d'euros aujourd'hui.

Matignon et l'Élysée ont toujours mis leur veto à toute modification, dans une volonté de sanctuariser ce symbole de l'attractivité du pays.

Les négociations se jouent désormais à front renversé. Matignon, à la recherche de plusieurs dizaines de milliards d'économie, pourrait raboter de 400 millions le CIR, alors que certains nouveaux arrivants à Bercy, se battent plutôt pour ne pas y toucher.

L'Élysée aura-t-il son mot à dire?