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GE Belfort: la direction "disposée" à réduire de 150 le nombre de suppressions de postes

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- - PATRICK HERTZOG / AFP

La veille de cette annonce, la direction de General Electric (GE) disait vouloir réduire de 30 postes "seulement" le nombre de suppressions initialement prévues dans son plan social passant de 792 à 762 postes supprimés sur 4300 salariés.

La direction de General Electric à Belfort s'est dite jeudi "disposée" à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés sur le site, sur un total de 792 départs initialement proposés, dans un communiqué à l'AFP. "Sous réserve" de discussions avec les instances représentatives du personnel et "de la signature d'un accord portant sur la réduction des coûts et l'amélioration de la performance, la direction est disposée à envisager de conserver jusqu'à 150 postes sur un total de 792 départs initialement proposés", a-t-elle déclaré.

En juin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait exhorté GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d'emplois prévues. Il avait demandé au groupe "d'améliorer très significativement" son plan de restructuration, en septembre, lors du comité de suivi des engagements pris par GE en 2014 dans le cadre du rachat des activités d'Alstom dans l'énergie.

La direction de GE avait assuré travailler à une amélioration de son projet. Mais celle-ci "a déclaré au comité de groupe européen (des) 24 et 25 septembre qu'elle envisageait de réduire seulement de 30 postes le nombre initial de 792 postes supprimés dans l'entité +turbine à gaz+" du site belfortain, a indiqué mercredi Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, dans le communiqué de l'intersyndicale.

GE emploie quelque 4300 salariés à Belfort, dont 1900 dans l'entité qui fabrique des turbines à gaz, la plus durement touchée.