"Je n'ai pas de désir d'Élysée": Michel-Edouard Leclerc dément s'intéresser à 2027

Michel Edouard-Leclerc pense-t-il toujours à la politique "en se rasant"? Questionné sur BFMTV ce dimanche 13 avril sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle sur BFMTV, le président du comité stratégique des centres Leclerc a montré un changement d'état d'esprit:
"Je n'ai pas de désir d'Élysée", a tranché le visage de l'enseigne de grande distribution française.
S'il dit ne pas avoir de projet politique, le chef d'entreprise assure avoir "un vrai désir de France" et vouloir "se sentir utile sur le terrain", alors qu'un sondage d'opinion publié par L'Opinion lui attribue une cote de popularité "au même niveau que François Hollande".
De par ses prises de position, Michel Edouard-Leclerc espère plutôt "convaincre (ses) amis politiques de s'intéresser plus et de parler le langage des gens". Un discours qu'il estime particulièrement juste dans un contexte où le gouvernement demande à nouveau aux Français de se serrer la ceinture.
"On n'a jamais envie de payer plus d'impôts"
Le ministre de l'Économie Éric Lombard a effectivement annoncé sur BFMTV un nouvel effort pour contenir le déficit public. Ce sont 40 milliards de réduction des dépenses ou de hausse d'impôts qui devront être inscrits dans le projet de budget 2026, avec une préférence de l'exécutif pour le premier levier.
"On vient retaper les Français qui ne sont pour rien dans la gestion des comptes publics", estime le président du comité stratégique des centres Leclerc. "On n'a jamais envie de payer plus d'impôts juste pour boucher des trous, surtout que le seau n'est pas bouché". Il regrette par ailleurs que les réductions de dépense ne soient pas justifiées concrètement, assurant que la réduction de la dette et du déficit n'est "pas un objectif en soi".
"Les Français, ils viennent de se taper 4-5 ans où on leur dit: 'tu gagnes 2.000 balles par mois, il faut que tu travailles plus pour payer ta retraite, pour équilibrer les comptes publics, on va vous mettre des taxes sur les boissons sucrées", a déploré le chef d'entreprise, demandant d'"arrêter ce discours très stressant sur le budget" qui frustre les consommateurs.











