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Depuis 2018, 5% des 24.000 buralistes ont sollicité l'aide de l'État pour diversifier leur activité

BFM Business F.B. avec AFP
L'enjeu de l'aide de l'État pour diversifier leur activité, consiste pour les buralistes à réduire leur dépendance à l'activité de vente de tabac

L'enjeu de l'aide de l'État pour diversifier leur activité, consiste pour les buralistes à réduire leur dépendance à l'activité de vente de tabac - Thomas Samson - AFP

Plus de 1250 buralistes sur les quelque 24.000 que compte la France, ont sollicité le fonds de transformation (créé en octobre 2018) afin de diversifier leur activité et réduire leur dépendance à l'activité de vente de tabac, selon des chiffres publiés ce lundi.

Depuis mi-octobre 2018, date à laquelle le Fonds de transformation a été ouvert aux buralistes (doté d'un budget de 20 millions d'euros par an de 2018 à 2021) ce sont "plus de 1.250 dossiers qui ont été déposés" et 417 qui ont été "pris en charge", a précisé le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt.

Ces dossiers s'inscrivent dans le cadre de l'aide d'État accordée à ceux qui souhaitent diversifier leur activité pour moins dépendre de la vente de tabac.

Le montant moyen de l'aide accordée a été de 19.950 euros par buraliste en 2020, a indiqué le ministre, ce lundi, à l'occasion d'une visite de la Cellule de soutien et d'aide à la transformation des buralistes de la direction des douanes d'Ile-de-France (cf tweet ci-dessous).

L'aide de l'État court jusqu'en 2021

Jusqu'en 2021, les buralistes qui souhaitent transformer leur point de vente afin d'accueillir d'autres activités -produits de vapotage, relais-colis, conciergerie, "snacking"- que la vente de tabac bénéficient d'une aide de l'État de 33.000 euros maximum, représentant jusqu'à 40% des dépenses (mobilier, équipement, voire refonte totale du commerce).

L'objectif de cette diversification, selon la Confédération des buralistes -dont le réseau emploie 80.000 personnes- est de ramener le tabac à 50% de leurs revenus dans "5 à 7 ans", contre souvent plus de 80% à l'heure actuelle.

Versée sous conditions aux débits "ouverts à l'année offrant au moins 5 services à la clientèle, en plus de la vente de tabac", elle a représenté 7,6 millions d'euros en 2019.

2,2 millions d'euros d'indemnité de fin d'activité versés

Par ailleurs, ce sont 2,2 millions d'euros qui ont également été décaissés au titre d'une "indemnité de fin d'activité", versée aux débitants qui veulent cesser leur activité et n'arrivent pas à céder leur point de vente.

Enfin, 28,1 millions d'euros ont été versés en 2019 sous forme d'une "aide à la sécurité" pour financer la sécurisation des locaux, avec 5.662 dossiers "instruits favorablement" l'an dernier.

Le chiffre d'affaires moyen de l'activité tabacs des buralistes a augmenté de 4,9% entre 2018 et 2019, précise le ministère.