Couvre-feu: Emmanuel Macron promet des "dispositifs de soutien supplémentaires" pour les secteurs concernés

L'exécutif serre la vis. Face à la résurgence de l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi soir la mise en place d’un couvre-feu dès samedi en Ile-de-France et dans huit métropoles (Grenoble, Lille, Rouen, Lyon, Aix-Marseille, Saint-Étienne, Toulouse, Montpellier et Rouen). Une décision lourde de conséquences pour des secteurs économiques déjà fragilisés par la crise sanitaire.
Pour les aider à survivre malgré ce nouveau coup dur, le chef de l’Etat a indiqué que des "dispositifs de soutien supplémentaires" seront mis en place. "Dès vendredi, dans chacune de ces métropoles concernés, on va relancer une concertation locale avec tous les métiers concernés et nous allons améliorer la réponse économique".
Emmanuel Macron a notamment mentionné le chômage partiel et le fonds de solidarité, récemment élargi. Une nouvelle liste de métiers représentant 75.000 entreprises supplémentaires va bénéficier de ce fonds pouvant aller jusqu'à 10.000 euros par mois, au-delà des 150.000 entreprises qui y étaient déjà éligibles, avait annoncé la semaine dernière le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
La CPME demande de ne pas oublier "toutes les filières connexes"
Il avait ajouté que les entreprises des secteurs concernés par les restrictions administratives pourraient aussi bénéficier du chômage partiel pris en charge à 100% jusqu'à la fin de l'année. Après l'interview du président de la République, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin a estimé que cette liste devait être une nouvelle fois élargie. "Il ne faut pas oublier toutes les filières connexes" à la restauration à ou à l'événementiel, a-t-il déclaré.
Il a également demandé à ce que les entreprises qui le souhaitent puissent bénéficier d'un délai de deux ans, au lieu de un, avant de commencer à rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE). Et comme la crise va encore durer jusqu'à l'été prochain, comme l'a indiqué Emmanuel Macron, "au-delà du PGE, vous allez encore avoir des loyers et des remboursements de prêts d'avant la période Covid qui auront du mal à être payés", fait valoir François Asselin.
Le président de la CPME demande par conséquent que toutes ces dettes puissent "être étalées à travers un prêt de consolidation, parce que sinon beaucoup d'entreprises ne pourront pas s'en sortir".











