A cause de la neige et des camions interdits à la circulation, La Poste a du mal à livrer les colis

En raison de l'épisode de neige et de verglas qui touche le nord et l'ouest de la France, La Poste évoque mercredi auprès de l'AFP des "risques de retard dans la livraison des colis".
Il y a "des risques de retard dans la livraison des colis, dans les zones concernées par les alertes météo Neige et verglas, qui devraient se résorber dans les prochains jours", explique La Poste.
Vingt-et-un départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas par Météo-France mercredi, contre 32 lors du précédent point. La vigilance orange est le deuxième niveau le plus élevé d'alerte.
La circulation des poids lourds est interdite dans l'ouest de la France, en Ile-de-France et en Nouvelle-Aquitaine en raison de ce nouvel épisode hivernal intense.
Si la livraison du dernier kilomètre est assurée par des véhicules légers "très peu soumis aux interdictions de circulation", des retards peuvent exister dans "deux situations", explique La Poste.
Assurer la sécurité des livreurs
Dans le premier cas, le groupe postal ne peut pas livrer le destinataire "lorsque les camions n'ont pas pu atteindre les centres de tri (du fait des interdictions préfectorales de circulation des poids lourds). Si les colis ne sont pas arrivés, ils ne peuvent pas être distribués".
Dans le second cas, "lorsque les conditions ne sont pas réunies pour assurer la sécurité des livreurs", en raison par exemple du verglas qui rend dangereuse une tournée à vélo cargo. Dans ce cas, les directeurs d'établissement "au niveau local" peuvent décider de ne pas livrer pour des raisons de sécurité.
Du côté des livraisons de repas, le syndicat des livreurs Union-Indépendants dénonce le fait que les plateformes incitent à continuer à travailler dans ces conditions très difficiles.
"Vous avez des rémunérations algorithmiques qui poussent les gens à aller travailler en prenant des risques inconsidérés, des risques de blessure mais aussi de déconnexion (de compte) car les plateformes ne protègent pas les livreurs face à un client mécontent parce que la commande arriverait tardivement ou froide", regrette Fabian Tosolini d'Union-Indépendants.
Il affirme que les plateformes Deliveroo et Stuart ont envoyé des notifications aux livreurs lundi et mercredi, à Lille ou Paris, proposant de multiplier par 1,3 ou 1,4 la rémunération sous ces conditions.











