Boeing revoit à la baisse ses prévisions de livraisons d'avions d'ici à 2029

Nouvelles annulations de commandes chez Boeing - AFP
Le secteur de l'aérien risque de mettre des années à se remettre du covid et les fabricants d'avions subiront de plein fouet cette reprise plus que lente.
Boeing a aini revu à la baisse ses prévisions mondiales de marché de 11% d'ici à 2029, soit 18.350 aéronefs livrés aux compagnies aériennes mondiales.
Mais comme après le 11-Septembre 2001, l'épidémie mondiale de Sras en 2002-2003 ou la crise financière de 2007-2009, "le secteur montrera une nouvelle fois qu'il est résilient", a avancé Darren Hulst, vice-président du marketing de la division d'aviation commerciale de Boeing, lors d'une conférence téléphonique.
A plus long terme, la tendance à la forte hausse du transport aérien devrait reprendre le dessus, anticipe le constructeur, qui table sur la vente de 43.110 nouveaux avions dans les vingt prochaines années. Ce qui reste 5% en dessous des précédentes prévisions publiées au salon du Bourget en juin 2019.
"Le secteur est résilient"
Le groupe aéronautique mise sur une croissance annuelle du trafic aérien de 4% en moyenne d'ici 2039. Au total la flotte mondiale devrait presque doubler pour atteindre 48.400 avions à cette date, contre 25.900 actuellement.
Mais à court terme, le nombre de passagers voyageant par les airs a plongé de plus de 90% au pic des restrictions imposées pour limiter la propagation du Covid-19.
Il s'est un peu repris depuis, pour s'établir actuellement à environ 25% du niveau habituel. Mais le retour à un niveau normal va prendre des années, en particulier sur les vols internationaux, estime Boeing. Cette situation conduit à de nouvelles dynamiques sur le marché de l'aviation, poussant notamment les compagnies à accélérer le remplacement de certains appareils.
Le segment des avions mono-couloirs, plus utilisés sur les vols intérieurs, devrait se redresser plus rapidement que celui des gros porteurs. Signe positif, la demande pour les avions cargo se porte bien grâce à l'explosion des commandes en ligne; mais elle devrait se tasser dans les années à venir, anticipe Boeing.
Airbus a choisi de ne pas diffuser de prévisions cette année en raison de la trop grande incertitude causée par les effets du Covid-19 sur le transport aérien.











