Autotests: à quel prix faut-il s'attendre en pharmacie?

Une boîte d'autotests fabriqués par Siemens - Siemens
Les autotests, déjà disponibles dans plusieurs pays européens, vont finalement arriver en pharmacie le 12 avril prochain. "Ce sera un complément utile pour ceux qui veulent avoir des tests, pourquoi pas chez eux" expliquait vendredi dernier le ministre de la Santé Olivier Véran.
Mais clairement, le gouvernement n'en fait pas l'Alpha et l'Omega du dépistage. L'autotest est en fait un test antigénique, comme ceux réalisés en pharmacie. Ils sont donc moins fiables que les tests PCR, surtout s'ils sont mal utilisés. Raison pour laquelle ils seront vendus uniquement en pharmacie.
"Il faut qu'il y ait un professionnel de santé qui puisse vendre ces tests-là, en explique le fonctionnement, ce n'est pas si simple" soulignait Olivier Véran.
Vers un remboursement sélectif?
Mais contrairement aux tests PCR et aux tests réalisés en pharmacie, les autotests ne seront pas remboursés par l'Assurance maladie. Sur France Inter ce lundi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire l'a indiqué : "je pense qu'il y a déjà beaucoup de choses gratuites en France aujourd'hui".
En réalité, la question du remboursement n'est pas totalement évacuée. Le ministère de la Santé va arbitrer dans les prochains jours sur un éventuel encadrement des prix, comme ce fût le cas pour les masques, et sur un éventuel remboursement des autotests pour des catégories de personnes, par exemple certaines populations à risque.
Moins de 10 euros en France, 5 euros en Allemagne
Le prix de l'autotest sera, en tout cas, "moins de 10 euros" assure Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d'officine, à BFM Business.
Chez nos voisins européens, le prix tourne autour de 5 ou 7 euros le test. En Allemagne, Lidl vend le pack de 5 autotests à 21,99 euros tandis que Aldi le propose à 24,99 euros.
Toujours est-il que ces tests trouvent leur efficacité dans leur répétition, pour améliorer leur fiabilité. "Mais en répétant l’autotest une à deux fois par semaine, on augmente les chances de le réaliser au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux" indique le ministère de la Santé.
Moins pénible à réaliser que les tests profonds mais forcément coûteux, les autotests qui affichent un résultat positif doivent d'ailleurs être suivis d'un test PCR pour confirmer le résultat.











