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"On veut dormir la nuit": un collectif d'habitants de Besançon exprime son agacement face aux nuisances sonores

BFM Sabrine Mimouni
La place de la Révolution, à Besançon.

La place de la Révolution, à Besançon. - Capture d'écran/Google Maps

À Besançon, le Collectif des habitants ulcérés par le tintamarre (C.H.U.T) a décidé d'exprimer son mécontentement face aux nuisances sonores causées par les clients des bars de la place de la Révolution et des quais Vauban, en affichant des banderoles à leurs balcons.

Un ras-le-bol. Face à l'inaction de la mairie de Besançon pour limiter les nuisances sonores des bars installés sur la place de la Révolution et des quais Vauban, des habitants ont décidé d'afficher leur mécontentement sur une banderole accrochée à leurs balcons. "On veut dormir la nuit", peut-on lire sur les cinq toiles blanches.

Le collectif, baptisé C.H.U.T, pour "Collectif des habitants ulcérés par le tintamarre", demande une concertation entre la municipalité, la préfecture et les gérants de bar pour mettre en place une solution.

La préfecture du Doubs a déjà fermé temporairement six bars depuis fin juin pour nuisances sonores, non-respect des horaires d'ouverture ou défaut d'affichage, rapporte ICI Besançon.

"Jusqu'à 3 heures du matin"

Interrogé par nos confrères d'ICI, Mohamed Fadli, gérant de la pizzeria Vesontio et de l’hôtel Vauban, établissement 3 étoiles dont les fenêtres donnent sur le quai Vauban et la place de la Révolution, évoque des nuisances qui commencent "vers 22 heures jusqu'à 3 heures du matin certaines fois".

"C'est le bruit de la musique amplifiée avec des basses mais aussi de la clientèle, c'est la fête en pleine rue", décrit-il.

Nathalie, une autre riveraine également membre du collectif, confie quant à elle mesurer le bruit du son avec un sonomètre depuis deux ans: "On a le jeudi soir 75 décibels. Lorsqu'il n'y a pas d'activité, on est à 40 décibels."

Le collectif ne demande pas la fermeture des bars, mais le simple respect de la législation. "Les clients doivent rester en terrasse et s'ils stationnent dans la rue, alors cela doit être considéré comme de la vente d'alcool à emporter et ça normalement ce n'est pas permis", indique la riveraine à ICI.