Des écrevisses exotiques américaines envahissent l’étang de Tarcenay situé près de Besançon

Une espèce qui prolifère. Dans le cadre des mesures de préservation de l’étang de Tarcenay qui s'inscrivent dans le programme ReZo humide mené par la Fédération des chasseurs du Doubs (FDC 25), une prolifération d'écrevisses exotiques américaines a été identifiée dans l'étendue d'eau, située entre Besançon et Ornans.
Omnivore et résistant au changement climatique, ce crustacé d'une dizaine de centimètres, est considéré comme un nuisible. Pour cause, il est envahissant, apprend-on sur le site de la SEMEA (Syndicat mixte des bassins versants de la rivière École, du ru de la Mare-aux-Evées et de leurs affluents).
L'espèce est même classée parmi les espèces "exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne, en application du règlement européen n°1143/2014", nous apprend le site Eau en Seine-et-Marne, un autre département touché par la prolifération de cette écrevisse.
"Le gros problème, c’est qu’elles ont une forte capacité de dispersion. Elles sont une menace pour les écosystèmes locaux", s'alarme Camille Chevallier, chargée de missions environnement et milieux humides au sein du Pôle Habitats de la FDC 25 auprès de l'Est Républicain.
Mise en danger des écrevisses natives
Dans le détail, deux espèces américaines sont présentes: l'écrevisse de Louisiane, majoritaire, et l'écrevisse blanche des rivières. Elles représentent toutes les deux une menace pour l'écosystème, et notamment à l'égard des écrevisses natives.
Pour cause, elles sont porteuses saines, et donc résistantes, à la peste des écrevisses, tandis que les natives "meurent de cette maladie", explique la spécialiste à nos confrères. Par ailleurs, leur présence provoque des déséquilibres qui menacent les poissons, les plantes et les amphibiens.
Marquage et piégeage
Pour limiter la prolifération de ces crustacés, la FDC 25 a mis en place le projet Clark en juin dernier. Ses deux premières étapes, basées sur du marquage suivi de piégeage, a permis d'en capturer 600 rien que dans l'étang.
Leur reproduction a ainsi été largement freinée. La prochaine phase du projet consiste à rechercher l'ADN de l'écrevisse dans les eaux du département, afin de développer le piégeage.











