Jérémy Ferrari dézingue tous azimuts dans son nouveau spectacle "Anesthésie générale"

Il entre sur scène comme sur un ring de boxe, en tapant dans les mains de son équipe. Car quand Jérémy Ferrari se produit, certains coups peuvent faire très mal. Après un an et demi de pandémie, l'humoriste provocateur renoue avec son public dans son spectacle Anesthésie générale, un one-man-show en tournée à travers la France dans lequel il reste fidèle à son comique grinçant. Enfermé comme tout le monde comme un lion en cage, Jérémy Ferrari en est forcément sorti survolté:
"(Je suis) plus provocateur, encore plus violent aussi, encore plus destabilisant pour les gens", a-t-il confié à BFMTV en marge de sa représentation au Zénith de La Grande Motte, le 1er octobre. "J'ai vraiment zéro limites sur ce spectacle."
Pendant deux heures et demi, tout le monde en prend pour son grade: le système de santé français ("La Chine construit un hôpital de mille lits en 10 jours et nous on regarde des tutos sur internet pour fabriquer des masques avec nos slips?"), le gouvernement, et même le président, qu'il imite: "Appelez Mcfly et Carlito, on va faire une chanson sur les geste barrières".
Une "histoire très personnelle"
Mais c'est sans doute avec lui-même que Jérémy Ferrari est le plus violent. De sa tentative de suicide à son alcoolisme passé, sans oublier sa cure, l'humoriste se montre sans concession avec ses propres démons, qui l'ont amené au bord du gouffre:
"(Je voulais) pouvoir raconter certaines choses que j'avais vécues, sans tomber dans le glauque. Je ne voulais pas rentrer dans un truc un peu pathos, un peu bizarre, ce n'était pas le but, qui est d'abord de faire marrer les gens."
Et le public est conquis. À la sortie du Zénith, les spectateurs parlent d'un show "percutant et plein d'authenticité", d'une "histoire très personnelle, et d'autant plus touchante." Un avis critique et objectif sur le monde et sur lui-même: c’est peut-être ça, le secret de l’énergique Jérémy Ferrari.











