Un policier qui achetait des images pédopornographiques en cryptomonnaies condamné

Un policier, interpellé en septembre avec deux informaticiens dans une affaire de pédopornographie, a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir acheté sur internet des images de viols et d'agressions sexuelles de mineurs, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Pontoise.
Images sur le darknet
Le fonctionnaire de 25 ans, en poste à la préfecture de police, se procurait ces images sur une plateforme d'échanges du darknet, la partie cachée d'internet non indexée par les moteurs de recherche, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.
"Une agence fédérale américaine a monté un dossier sur cette plateforme, a détecté le réseau et nous a signalé des comptes français", a ajouté cette source.
Les enquêteurs de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), aidés de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, ont pu remonter jusqu'aux propriétaires de ces comptes et interpeller le policier et deux informaticiens qui achetaient leurs fichiers pédocriminels en cryptomonnaie.
L'un des informaticiens est en outre soupçonné d'avoir piégé des adolescentes en se faisant passer pour un mineur sur des forums ou des réseaux sociaux comme TikTok ou Snapchat.
Un "informaticien désocialisé"
Après avoir gagné leur confiance, il sollicitait des photos et vidéos de leur part, puis les faisait chanter en menaçant de les divulguer pour obtenir de nouveaux actes sexuels.
Il s'agit d'un "informaticien désocialisé" et l'enquête doit encore identifier "beaucoup de victimes potentielles", selon une deuxième source proche du dossier.
Il a été mis en examen pour "détention, acquisition et diffusion de matériel pédopornographique, corruption de mineurs, sollicitation par un majeur à un mineur de photographies et vidéos sexuelles, incitations à commettre un acte sexuel, ainsi que pour viols et agressions sexuelles sur mineur", selon une source judiciaire.
Une loi votée en 2021 permet de qualifier de viol ou d'agression sexuelle le fait de forcer des personnes à exercer un acte sexuel par chantage, même à distance.












