Une opération de dépollution lancée au large de Cagnes-sur-Mer après le démantèlement d'une ferme aquacole

Une vaste opération de dépollution est en cours au large du Cros-de-Cagnes à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) pour encore un mois. Mandatée par l’État, l’entreprise Mare Nostrum a pour mission de retirer environ "30 tonnes de déchets"—chaînes, blocs de béton, pneus et parpaings— situés "à une centaine de mètres du rivage", après le démantèlement de la ferme aquacole Loulou Bas I, indique la préfecture du département dans un communiqué sur X.
Une opération fastidieuse et technique
Une intervention complexe, notamment en raison de la remontée d'"un bloc en béton, appelé corps-mort, au fond d'une douzaine de mètres", explique Henri Beal, surveillant de plongée, à BFM Nice Côte d’Azur.
Pour cela, d'importants moyens sont déployés. Pour être ramené à la surface, le bloc est rattaché à des parachutes.
"On a envoyé la lyre à l'eau, qui va envoyer directement de l'air dans les parachutes. Ça va nous permettre de gonfler les parachutes et ramener le corps-mort en surface", détaille Unaï Torres, plongeur de secours et aide opérateur.
Un chantier de 80.000 euros pour préserver l’écosystème
Estimé à 80.000 euros, ce chantier vise à "préserver la biodiversité et rétablir les écosystèmes", indique la préfecture.
"Il n’y avait pas de pollution directe imminente très importante, puisque c'était essentiellement des chaînes et des blocs de béton. Mais on avait quand même des pneus qui risquaient de se disperser au fil du temps sur des surfaces assez importantes avec des difficultés ensuite pour les récupérer. Donc, il fallait quand même intervenir assez rapidement", raconte Mathieu Eyrard, directeur départemental adjoint délégué à la mer et au littoral.
Une fois remontés, les corps-morts sont transportés par bateau jusqu’au port de Saint-Laurent-du-Var, où un camion-grue les récupère. Ces déchets seront ensuite "envoyés dans des filières de recyclage ou en déchèterie", conclut le communiqué.













