Une carte en ligne pour recenser la présence des méduses sur la Côte d'Azur

Attention aux méduses sur le littoral de la Côte d'Azur. Avec les fortes chaleurs qui frappent actuellement la région Provence Alpes-Côte d'Azur, touristes et locaux se pressent de plus en plus sur les plages et dans la mer afin de trouver de la fraîcheur.
Mais ces nageurs font parfois de désagréables rencontres avec des méduses, dont les piqûres peuvent se révéler particulièrement urticantes. "Il y en a beaucoup en ce moment", souligne Antoine Troullier, ingénieur ACRI-ST, invité de BFM Nice Côte d'Azur ce jeudi.
Un vent du sud
Les conditions météorologiques de ces derniers jours favorisent particulièrement leur présence au plus près des plages.
"Elles vivent toute l'année en profondeur et elles effectuent ce qu'on appelle des migrations nycthémérales, c'est-à-dire qu'elles montent et qu'elles descendent toutes les nuits. Elles remontent à la surface pour se nourrir du plancton et elles redescendent au petit matin. Lorsqu'il y a du vent du sud comme en ce moment, elles sont ramenées à la côte et c'est pour ça qu'on les observe sur la côte", explique l'ingénieur sur BFM Nice Côte d'Azur.
Ce dernier rappelle que la faible présence de ses prédateurs que sont notamment les tortues de mer, favorise la prolifération des Pelagia Noctiluca, des méduses urticantes.
Alors pour permettre aux habitués des plages azuréennes de se baigner en toute sérénité, la société ACRI-ST, spécialisée dans l'observation de la Terre, a mis en place une carte sur un site Internet afin de localiser l'emplacement des méduses sur les côtes du sud-est.
Plusieurs signalétiques
Deux types de signalétiques sont proposées sur la carte. Lorsque l'animal marin a été observé sur une plage, c'est un symbole ressemblant à une méduse qui apparaît sur la carte. Dans ce cas, trois couleurs sont alors possibles: le rouge lorsque la méduse a été vue dans les dernières 24 heures, orange lorsque cela date de moins de 48 heures et jaune pour une constation datant de plus deux jours.
Lorsqu'un endroit de la côte ne compte aucune méduse détectée, c'est un drapeau vert qui s'affiche sur la carte. La nuance du vert est alors plus ou moins foncée en fonction de la date de l'information.

Pour chaque endroit signalé, la date de l'observation est indiquée tout comme le type et la densité de méduses sur le lieu. Enfin, il est aussi précisé par moment, si la baignade est possible et sous quelles conditions.
Le site est ouvert et disponible à tous et chaque internaute peut apporter sa contribution, en informant les autres usagers des ses propres rencontres avec les méduses. Mais attention l'ACRI-ST veille malgré tout à ce que les indications restent fiables.
"Il peut arriver que des plaisantins s'amusent à en mettre, à déclarer des méduses à Gréolières par exemple. On peut effacer l'enregistrement sur la base de données, c'est plus un contrôle, pour s'assurer que des gens ne mettent pas de fausses informations", explique Antoine Troullier.
En plus du site, une application est actuellement en cours de développement.
Une présence aussi en hiver
Toutefois, l'ingénieur le rappelle, les méduses ne sont pas particulièrement plus nombreuses lors de la période estivale avec les fortes chaleurs.
"Cette espèce, la Pelagia Noctiluca, la petite violette très urticante, il y en a toute l'année, c'est une méduse qui se reproduit constamment, j'en ai vu de très grosses concentrations dans de l'eau froide en février", assure Antoine Troullier.
Ce jeudi, selon la carte proposée par ACRI-ST, des méduses "éparses" ont notamment été observées le long de la Promenade des Anglais à Nice au cours des dernières 24 heures. La baignade reste toutefois possible "en faisant attention", précise le site.
Que faire en cas de piqûres de méduse ?
Si malgré cette carte, vous vous faites piquer par une méduse, il est recommandé de suivre certains gestes pour pouvoir atténuer la douleur.
Sur son site, La Croix-Rouge conseille, dans un premier temps, de ne pas se gratter. Il faut ensuite rincer la plaie à l'eau de mer "sans frotter" puis y mettre du sable avant de la laisser sécher.
"Retirez ensuite le sable à l'aide d'un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Rincez à nouveau avant d'appliquer un antiseptique", explique la Croix-Rouge.
Pour éviter les désagréments, il est aussi conseillé de ne pas toucher les méduses échouées sur la plage car celles-ci restent urticantes après leur mort.













