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Nice: la perpétuité requise contre un homme accusé d'avoir empoisonné une retraitée

BFM Côte d’Azur L.R. avec AFP
La balance de la Justice.

La balance de la Justice. - Damien Meyer-AFP

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L'accusé avait déjà écopé d'une peine de prison en 2019 pour tentative d'empoisonnement sur une autre retraitée.

Déjà condamné à 25 ans de prison pour tentative d'empoisonnement sur une retraitée, Olivier Cappelaere est aujourd'hui accusé de meurtre, toujours par poison, sur une nonagénaire. Un crime pour lequel le parquet a requis la perpétuité vendredi à Nice, indique l'AFP.

Un crime "pour la cupidité"

Jacqueline Imbert, 92 ans, une veuve du Cannet, dans les Alpes-Maritimes, était devenue "sa marraine de cœur", comme l'accusé de 52 ans, actuellement en détention, l'a expliqué lors de son procès devant la cour d'assises à Nice.

Mais c'est bien lui qui est accusé de l'avoir empoisonnée en 2014, provoquant sa mort avec de l'atropine, un puissant toxique contenu dans certains collyres.

"Jacqueline Imbert est morte pour rien, uniquement pour la cupidité et la vénalité de celui qui lui a donné la mort", a insisté l'avocat général, Christophe Raffin, avant de réclamer "la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans" à l'encontre de l'ancien chef d'entreprise, qui connaissait des difficultés financières.

A la mort de Jacqueline Imbert, Olivier Cappelaere était devenu son légataire universel et avait hérité de 600.000 euros, dont une assurance-vie.

Déjà condamné pour tentative d'empoisonnement

Mais l'accusé n'en serait en fait pas au premier acte de ce type. Il y a quelques mois, Olivier Cappelaere avait déjà été condamné à 25 ans de réclusion, en appel, pour une tentative d'empoisonnement sur une autre retraitée, après avoir écopé de 20 ans en première instance, en 2019.

Celle-ci avait bu de l'eau minérale dans laquelle l'accusé avait reconnu avoir dilué le collyre de son chien.

Concernant Jacqueline Imbert, "il a tout programmé, la préméditation pour moi est bien là, il n'y a pas de doute", a plaidé vendredi matin Me Ariane Kabsch, avocate des parties civiles, en évoquant la victime, une femme qui "avait du caractère" et "aucune envie suicidaire".

Quant à l'accusé, il aurait en fait "envoûté son esprit": "Les personnes âgées ont tellement peur de la mort et de la solitude qu'elles vont attraper la perche qu'on leur tend, mais elles se trompent et Jacqueline l'a appris à ses dépens", a poursuivi l'avocate.

Après la plaidoirie de la défense, le verdict est attendu dans la journée.