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Bar-sur-Loup: élus et habitants s'opposent à l'usine de mâchefers de la Sarrée

BFM Côte d’Azur Arthur Descudet avec Alixan Lavorel
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Pollution des ressources en eau, substances toxiques, poussières de mâchefers, les revendications sont nombreuses contre le projet.

Une future usine qui inquiète. La société privée Mat’ild envisage d’installer une unité de maturation de mâchefers au niveau de la commune de Bar-sur-Loup. "Les mâchefers sont des produits issus de l'incinération des ordures ménagères", précise Séverine Venat, ingénieure en environnement sur notre antenne.

"Ces cendres devraient, dans ce projet-là, être réutilisées pour être mélangées avec des matériaux de carrière pour être vouées à la construction", poursuit l'écologue au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

Mais la perspective d'importer 60.000 tonnes de mâchefers en provenance des incinérateurs du département inquiète les habitants de la commune.

Une enquête publique ouverte

Face à ce projet, les Aubarnois peuvent donner leurs observations et leurs propositions depuis l'ouverture d'une enquête publique. C’est le cas de Stéphane Bonnouvrier, résident et élu d'opposition dans la commune. Ce dernier a lancé son collectif pour s’opposer au projet.

"La population est très en colère sur ce sujet et on a un peu l'impression d'être la poubelle du département. C'est-à-dire qu'on ne comprend pas pourquoi ils vont déplacer des produits toxiques de Nice, Monaco et Antibes", dénonce l'élu.

"On va nous rajouter 24 camions par jour minimum, 14% de circulation en plus, c'est juste une catastrophe", confie Stéphane Bonnouvrier sur notre antenne.

La mairie inquiète

Impact sur le trafic routier, risques d’odeurs et de substances toxiques, pollution des ressources en eau... L’exploitation des mâchefers inquiète donc la population, l'opposition mais également la municipalité au pouvoir.

Devant les carrières de roches au Bar-sur-Loup, le maire de la commune est inquiet car le centre de broyage va s’étendre. "La première des choses c'est l'avenir des générations futures, c'est-à-dire nos enfants et petits-enfants. Le risque d'événements climatiques majeurs qu'on ne pourra pas forcément dominer et maîtriser".

Contactée à plusieurs reprises, la société Mat’ild n’a pas donné suite à nos appels. Les conclusions de l’enquête publique seront, elles, rendue le vendredi 13 janvier.