Armes, fumigènes... un rappeur visé par une plainte après le tournage d'un clip à Nice

"On ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe où". Anthony Borré, président du bailleur social Côte d'Azur Habitat et premier adjoint à la ville de Nice, a porté plainte contre le rappeur AK. Il lui reproche d'avoir tourné sans autorisation l'un de ses clips dans les parties communes d'un immeuble appartenant au bailleur et situé dans le quartier de Las Planas à Nice.
"On ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe où. Dans des quartiers où il y a déjà de la délinquance, du deal, que j'essaie de combattre de toutes mes forces, je n'accepte pas qu'on puisse brandir des armes sans autorisation", dénonce Anthony Barré au micro de BFM Nice Côte d'Azur.
Il affirme également avoir reçu plusieurs plaintes de riverains qui assuraient avoir entendu plusieurs coups de feu pendant le tournage. "J'estime que l'exhibition d'armes, l'utilisation de fumigènes, les regroupements sans autorisation, ça n'est pas la manière de procéder quand on se dit artiste et engagé", fustige encore l'adjoint.
"Je ne comprends pas"
Quelques semaines après le tournage du clip, AK est retourné dans le hall d'immeuble où il a filmé, montrant à BFM Nice "qu'il n'y a aucune dégradation".
Le rappeur niçois estime qu'il y a deux poids deux mesures: "quand certains réalisateurs font des films, il y a des coups de feu, du sang, de la drogue, des prostituées, dès que c'est un jeune de quartier qui essaie de s'en sortir en faisant de la musique, qui fait des clips, directement c'est de l'incitation, de l'apologie, je ne comprends pas".
AK a déjà été visé par une plainte pour des faits similaires en 2018. Elle n'avait entraîné aucune condamnation de la part de la justice.













