Hautes-Alpes: un rapport dénonce les pratiques de la police aux frontières de Montgenèvre

Courses-poursuites, contrôles ciblés, entraves aux maraudes... À Montgenèvre, la police aux frontières est accablée par un rapport de l'association briançonnaise "Tous migrants". Elle est accusée notamment de ne pas respecter les droits des migrants.
Près de 70 témoignages
69 personnes exilées ont témoigné auprès de l'association "Tous migrants". Des membres de Médecins du Monde et de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers ont également été interrogés pour dresser ce nouveau bilan de l'association briançonnaise.
Dans son viseur, les actions de la police aux frontières. Les contrôles aléatoires de migrants sont jugés abusifs à Montgenèvre mais aussi à Modane en Italie et à l'entrée du tunnel de Fréjus.
"Dérive de l'État de droit"
L'association pointe du doigt l'absence d'interprète et d'examen individuel du statut de la personne. Le rapport alerte aussi sur les rétentions et privations de liberté allant jusqu'à 12 heures.
"Tous migrants" estime également, témoignages à l'appui, que la protection due aux mineurs isolés étrangers ne serait pas bien respectée. Autre grief: l'absence de contrôle médical et de réactions appropriées aux situations d'urgence.
Enfin, toujours selon ce rapport, une pression est exercée sur les bénévoles en maraudes, qui viennent en aide aux personnes en situation de difficulté dans la montagne.
Pour conclure, l'association briançonnaise évoque une "dérive de l'État de droit" jugée grandissante depuis 2016.













