BFM DICI

Autoroutes: un préavis de grève pour le mois de juillet déposé chez Escota dans les Alpes du Sud

BFM DICI Barbara Tornambé
Escota est une société du groupe Vinci.

Escota est une société du groupe Vinci. - BFM DICI

Télécharger la nouvelle application BFM
L'Unsa Autoroutes a déposé un préavis de grève couvrant l'ensemble du mois de juillet dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ce lundi 23 juin. Les salariés demandent des renforts d'effectifs.

Un préavis de grève a été déposé ce lundi 23 juin chez Escota pour le mois de juillet dans les Alpes du Sud et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les employés de la société du groupe Vinci Autoroutes souhaitent être entendus par leur direction.

Si une réunion a été organisée le 12 juin dernier pour évoquer les différentes problématiques, rien n'a pour l'heure changé. Au cœur des préoccupations, les conditions de travail.

"Une forte crainte de baisse des effectifs"

Avec l'arrivée de la fin des concessions autoroutières, tous s'inquiètent quant à leur emploi mais aussi vis-à-vis de leur qualité de service. Ils revendiquent notamment l'arrêt des réorganisations et l'embauche de personnel supplémentaire.

"C'est prévu en 2032 chez Escota et on s'aperçoit que la direction est en train de baisser la masse salariale. Elle sous-traite pas mal de tâches que l'on gérait auparavant. Cela concerne par exemple le service hiver, le fauchage sur l'autoroute, la propreté ou encore plus grave et plus récemment le balisage" explique au micro de BFM DICI Hérald Leclercq, le délégué syndical Unsa Autoroutes chez Escota.

Le syndicaliste voit "arriver 2032 avec une forte crainte de baisse des effectifs, de réorganisations incessantes", ce qui a motivé le lancement du mouvement social.

Quelques perturbations à prévoir

Un mouvement qui devrait également entraîner quelques perturbations du côté des automobilistes. "Il y aura peut-être un peu moins de service sur les autoroutes. En revanche, la sécurité sera maintenue car nous sommes réquisitionnés", assure Hérald Leclercq.

Ce dernier prévient en outre qu'"il y aura probablement de l'attente dans les péages" et que le secteur administratif de l'entreprise tournera au "ralenti" pendant la grève. "Aujourd'hui, toutes les filières sont concernées et vives un ras-le-bol de ce qui se passe chez Escota et Vinci Autoroutes" ajoute le délégué syndical.

Les salariés du groupe ont également interpellé le ministère des Transports. Si la direction se refuse à mettre en place des négociations, le syndicat est clair: le mouvement pourrait bien se poursuivre durant le mois d'août.