Troyes interdit les manifestations et l'affichage du drapeau palestinien jusqu'au 15 octobre
Photo d'illustration d'un drapeau de la Palestine. - Quentin de Groeve / AFP
Un arrêté publié vendredi 19 septembre est passé inaperçu. Depuis lundi 22 septembre, les manifestations pro-palestiniennes et l'affichage du drapeau de l'État sont interdits sur le domaine public et les bâtiments publics à Troyes, et ce, jusqu’au 15 octobre prochain.
"Il est également interdit, sur l'ensemble du territoire de la commune d'apposer ou d'exposer tout signe, emblème, banderole ou inscription manifestant un soutien ou une opposition à un Etat étranger ou à une cause internationale, en dehors des usages officiels et protocolaires autorisés par les autorités de l' État français, sur le domaine public communal et sur les bâtiments publics communaux", détaille l'arrêté.
Prévenir "les conflits sur l'espace public"
Cette décision est motivée par les instructions données par "le ministre de l'Intérieur aux préfets, de veiller à ce qu'aucune manifestation de nature politique étrangère ne soit imposée sur les bâtiments publics, ni sur le domaine public, en particulier s'agissant de la pose de drapeaux palestiniens dans le contexte de l'actualité internationale".
En effet, Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur démissionnaire, a demandé aux préfets, dans un télégramme consulté vendredi 19 septembre par l’AFP, de s’opposer à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies et autres édifices publics lundi 22 septembre, jour de la reconnaissance officielle de l'État palestinien par la France.
Comme l'expliquent nos confrères L'Est éclair, dans son arrêté, la ville de Troyes justifie cette mesure en considérant que la reconnaissance par la France de l’État palestinien, dans le contexte national et international, peut provoquer "des tensions ou des troubles à l’ordre public"
"La concomitance entre ces célébrations et l’actualité nationale et internationale accroît les risques de troubles à la tranquillité et à la sécurité publique, et justifie un renforcement des mesures de neutralité et de prévention des conflits sur l’espace public", juge la collectivité. Elle rappelle aussi que les fêtes de Tichri, "temps fort pour la communauté juive locale, période induisant les rassemblements cultuels et festifs", ont débuté ce lundi 22 septembre.











