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Attentat en Isère: les derniers éléments de l’enquête

Attentat en Isère: les derniers éléments de l’enquête

Un cadre d'entreprise décapité, des drapeaux islamistes et une explosion… La France a été à nouveau frappée par le terrorisme, moins de six mois après les attentats de Paris, en janvier 2015. L’attaque a été perpétrée dans un site de gaz industriels en Isère. L’auteur présumé et trois de ses proches ont été arrêtés. Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a jugé que la France faisait face à un risque terroriste "extrêmement élevé".

Attentat en Isère: "On est passé au terrorisme de proximité"

Attentat en Isère: "On est passé au terrorisme de proximité"

Le criminologue Alain Bauer a indiqué sur BFMTV que l’Occident doit faire face à un nouveau terrorisme, plus difficile à appréhender. "On est passé de l’hyper-terrorisme d’Al-Qaïda de 2001 au terrorisme du pauvre, de proximité. C’est la guêpe qui attaque le lion. Elle est toute petite, le lion est énorme. Mais la guêpe peut rendre le lion fou." La France a été frappée ce vendredi par un nouvel attentat meurtrier sur son territoire. Le suspect aurait décapité son employeur avant de tenter de commettre un attentat suicide sur un site de gaz industriels en Isère.

Attentat en Isère: rien "ne permet d’affirmer" la présence "d’un complice", dit le procureur de Paris

Attentat en Isère: rien "ne permet d’affirmer" la présence "d’un complice", dit le procureur de Paris

Le procureur de Paris a livré les premiers éléments constatés par les enquêteurs après l’attentat commis vendredi matin en Isère dans une "usine traitant de matières dangereuses". La camionnette utilisée pour perpétrer l’attaque "avait l’habitude de rentrer dans l’usine pour effectuer des livraisons", a indiqué le procureur de Paris. "A 9 h 35, l’exploitation de la caméra permet de voir le fourgon accélérer (pour foncer dans un hangar contenant) de nombreuses bouteilles d’air liquide, d’acétone, et de gaz (…) A 10 heures, les pompiers ont surpris le suspect dans le second hangar alors qu’il était en train d’ouvrir des bouteilles d’acétone (…) A proximité immédiate du véhicule a été retrouvé un couteau, arme qui est en cours d’exploitation (…) Dans l’angle non couvert de la caméra a été retrouvée la tête de la victime accrochée aux grillages de l’usine encadrée par deux drapeaux (…)Aucun élément ne nous permet d’affirmer que le mis en cause était accompagné d’un complice dans l’usine (…) Quatre personnes ont été placées en garde à vue aujourd’hui. Celle du suspect, (…) celle de son épouse, de sa sœur, et d’un autre individu (..) 43 personnes étaient présentes sur le site de l’usine", a indiqué le procureur de Paris.

Attentat en Isère: "un mode opératoire qui se pratique dans des pays en guerre"

Attentat en Isère: "un mode opératoire qui se pratique dans des pays en guerre"

Un homme a été décapité vendredi matin en Isère, sur un site de gaz industriels. L’auteur de l’attentat serait en lien avec la mouvance salafiste. Invitée de BFMTV, Anne Giudicelli, la directrice de Terrorisc, cabinet de conseil sur les risques politico-sécuritaires, a indiqué que "la décapitation fait débat dans la mouvance jihadiste. Est-ce que c’est halal ou pas? Daesh estime que c’est autorisé et même recherché de faire des décapitations. Ce mode opératoire, de même que les véhicules piégés et les attentats suicides, se pratique dans des pays en guerre. La nouveauté, c’est que deux de ces modes opératoires ont été exportés sur le territoire" français, a expliqué Anne Giudicelli. Yassin Salhi, l’auteur présumé de l’attaque en Isère, aurait percuté des bouteilles de gaz avec une camionnette.

Attentat en Isère: le terroriste présumé "sympa, discret, qui sort jouer avec ses enfants", dit un voisin

Attentat en Isère: le terroriste présumé "sympa, discret, qui sort jouer avec ses enfants", dit un voisin

Il a sans doute décapité son employeur ce vendredi matin. L’auteur présumé de l’attentat commis sur un site de gaz industriels en Isère, Yassin Salhi, était un homme apprécié de ses voisins. Lassaad Ben Hassine habite le même quartier que le suspect, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Il décrit le terroriste présumé comme "quelqu’un qui est en retrait, sympa, gentil à première vue, discret, qui n’a aucun signe ostentatoire. Il s’habille comme tout le monde, il sort jouer avec ses enfants", précise le voisin, encore sous le choc: "On ne réalise pas que c’est dans le quartier" que vivait un terroriste présumé.

Attentat en Isère: perquisition en cours au domicile du terroriste présumé

Attentat en Isère: perquisition en cours au domicile du terroriste présumé

Les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’intervention perquisitionnent depuis vendredi, en début d’après-midi, le domicile du terroriste présumé Yassin Salhi. Le suspect réside à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Âgé d’une trentaine d’années, il serait à l’origine de l’attentat dans une usine de produits chimiques vendredi matin en Isère, qui a fait un mort - décapité - et deux blessés. "On a pu voir plusieurs hommes de la BRI sortir avec une petite-fille sous un drap, probablement l’un des trois enfants de Yassin Salhi", a indiqué l’envoyée spéciale de BFMTV, Kelly Laffin. "Les enquêteurs ont fermé les volets", poursuit la journaliste, avant de commenter la sortie sous un drap d’une autre personne emmenée dans le véhicule de la BRI.

Attentat en Isère: "On a peur de sortir", raconte une témoin

Attentat en Isère: "On a peur de sortir", raconte une témoin

Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis ce vendredi matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, au nord de l'Isère. Lila, une employée dans une entreprise voisine, nous fait part de son inquiétude. "Avec le stress, on préfère rester dans les locaux de l’entreprise. On ne sait pas s’ils sont plusieurs, s’ils sont dans la zone. On a un peu peur de sortir", raconte la témoin. "Nos portes d’entrée ont été verrouillées afin que les personnes externes ne puissent plus rentrer. On ne nous force pas à rester mais on préfère être dans les locaux", affirme-t-elle.

Attentat en Isère: "On n’imagine pas que ça puisse arriver dans une zone rurale"

Attentat en Isère: "On n’imagine pas que ça puisse arriver dans une zone rurale"

Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis ce vendredi matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, au nord de l'Isère. "On est bouleversé. Les attentats terroristes, on croit toujours que ça va se passer dans des grandes villes. Dans une zone rurale ou logistique comme ici, on n’imagine pas qu’il puisse avoir ce type de manœuvre absolument épouvantable", a réagi la députée PS Joëlle Huillier.

Élèves de banlieue recalés à Paris: les parents attaquent le rectorat en justice

Élèves de banlieue recalés à Paris: les parents attaquent le rectorat en justice

Des parents d’élèves de banlieue ne décolèrent pas contre le rectorat de paris. Comme chaque année des familles binationales, ou bi culturelles, avaient préparé leurs enfants aux tests d’entrée en sections internationale du collège Balzac à Paris. Problème: le rectorat les a tous refusés, au motif que les élèves parisiens étaient prioritaires. Les parents déposent un recours en référé devant le tribunal administratif.

UberPop profite du flou juridique et défie le gouvernement

UberPop profite du flou juridique et défie le gouvernement

Après la journée de mobilisation des taxis ce jeudi, le ministre de l'intérieur a annoncé un renforcement des sanctions contre les chauffeurs UberPop, ces particuliers qui s'improvisent chauffeurs de taxi. Le service est illégal selon Bernard Cazeneuve qui souhaite que la loi Thévenoud soit appliquée. Mais au gouvernement, certains reconnaissent une forme d’impuissance. Le géant Uber a déposé un maximum de recours juridiques et s’est offert les meilleurs avocats. Le Conseil constitutionnel doit se prononcer en septembre. Et tant que les instances juridiques n’ont pas tranché, la société américaine continue de se développer.

Isère: la montagne menace de s’effondrer dans le lac du Chambon

Isère: la montagne menace de s’effondrer dans le lac du Chambon

Un glissement de terrain, survenu le 10 avril en Isère, a condamné l’entrée au tunnel du Chambon et fermé la circulation. La réouverture était prévue pour la saison estivale mais les travaux ont finalement été suspendus. Désormais, c’est toute la montagne qui menace de s’effondrer et d’emporter la route. Pour les habitants, c’est une catastrophe. Plusieurs villages qui vivent du tourisme sont coupés du monde ou presque, à une semaine des grandes vacances.

UberPop: les aéroports de Roissy et d’Orly bloqués toute la journée

UberPop: les aéroports de Roissy et d’Orly bloqués toute la journée

"Tant qu’il y aura Uber et les VTC, on ne bougera pas de l’aéroport de Roissy", a indiqué dans la journée un chauffeur de taxi en grève à BFMTV. La situation semble plus calme ce jeudi soir aux abords de cet aéroport parisien. L’accès à plusieurs terminaux a été rétabli. Toute la journée, les taxis ont également bloqué l’aéroport d’Orly. A la clé, beaucoup de tensions entre grévistes et VTC. Le périple des voyageurs a quant à lui été très perturbé. Beaucoup se sont rendus à pied jusqu’aux terminaux.

"UberPop, c’est 10% de trajets dans des zones urbaines sensibles" où "il n’y a pas de taxis"

"UberPop, c’est 10% de trajets dans des zones urbaines sensibles" où "il n’y a pas de taxis"

Invité de BFMTV ce jeudi soir, le directeur général d’Uber France, Thibaud Simphal, a affirmé que "le chiffre d’affaires des taxis n’a pas baissé depuis l’arrivée d’Uber en France." Selon lui, le service UberPop est complémentaire de l’offre proposée par les taxis: "UberPop, c’est 10% de trajets qui commencent ou qui se terminent dans des zones urbaines sensibles. Combien de taxis vont réellement prendre des clients dans des zones urbaines sensibles? Il n’y en a pas", a déclaré Thibaud Simphal.

"UberPop peut continuer", affirme le directeur général d’Uber

"UberPop peut continuer", affirme le directeur général d’Uber

Invité de BFMTV ce jeudi soir, le directeur général d’Uber France, Thibaud Simphal, a qualifié la loi Thévenoud "d’échec total". "Depuis un an, elle ne permet pas de créer de l’emploi, de transporter plus de passagers, de créer plus de licences de VTC. Elle ne permet pas des nouvelles formes innovantes de mobilité", a annoncé Thibaud Simphal. Selon ce dernier, "le secteur a besoin de se transformer radicalement". Le directeur général d’Uber France a par ailleurs déclaré que son entreprise allait "contester l’arrêté préfectoral parisien" pris par le préfet de police de Paris ce jeudi pour interdire le service UberPop dans la capitale. "UberPop peut continuer. Il y a eu cinq décisions de justice qui nous ont permis de continuer UberPop en France. A chaque fois que la justice a été saisie pour l’instant, elle nous a permis de continuer", a indiqué Thibaud Simphal.

Paris: personnel de l’AP-HP et travailleurs sociaux manifestent devant le ministère de la Santé

Paris: personnel de l’AP-HP et travailleurs sociaux manifestent devant le ministère de la Santé

A l’appel de la CGT, de FO et de SUD Santé, une partie du personnel de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et des travailleurs sociaux ont manifesté jeudi aux abords du ministère de la Santé. Un millier de personnes se sont rassemblées pour contester les économies demandées à l'hôpital, le projet de loi santé, et le projet de réforme des 35 heures à l’AP-HP porté par Martin Hirsch.