Strasbourg: les contrôles renforcés à la frontière franco-allemande provoquent d'importants bouchons

Depuis presque une semaine, les files d’attente s’allongent sur le pont de l’Europe, à Strasbourg (Bas-Rhin). Une situation provoquée par la politique du nouveau gouvernement allemand, qui a renforcé les contrôles à cette frontière entre la France et l’Allemagne.
Pour les nombreux frontaliers souhaitant rejoindre Kehl, le tumulte provoqué par les policiers en gilet jaune procédant à des contrôles aléatoires peut vite devenir source de tension.
Des frontaliers partagés entre résignation et agacement
"Là ça va, mais le matin c’est la folie, quoi", témoigne l’un d’eux à BFM Alsace, au milieu de la cohue automobile.
"Je pense que c’est nécessaire, même si ça embête un petit peu", nuance une autre conductrice, rejointe par un automobiliste souhaitant que ce soit "un petit peu plus fluide".
Grâce aux contrôles à la frontière, qui ont également lieu dans le tramway, les autorités allemandes se félicitent d’avoir enregistré, depuis le 16 septembre, "3.550 entrées illégales sur le territoire", dont "2.300 aussitôt reconduites côté français", précise Dieter Hutt, porte-parole de la police d’Offenburg.
Protestation des maires de Strasbourg et Kehl
Néanmoins, les maires de Strasbourg, Jeanne Barseghian, et de Kehl, Wolfram Britz, dénoncent dans une lettre commune le manque de coopération entre les États. Ils pointent une situation qui a évolué "du jour au lendemain" depuis le 8 mai, sous l’impulsion de la politique migratoire du chancelier Friedrich Merz.
"Nous ne pouvons accepter que le nouveau gouvernement fédéral renforce les contrôles au point de compliquer la vie de milliers de frontaliers, de centaines d’écoliers et d’écolières, ainsi que de familles réparties des deux côtés du Rhin", écrivent-Ils.
"Il faut vraiment que les gouvernements nationaux prennent en compte la réalité des milliers de frontaliers qui passent une frontière chaque jour", insiste l’édile de Strasbourg au micro de BFM Alsace.
Alors que les deux maires demandent au chancelier et au ministre fédéral de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, "de ramener les contrôles à un niveau qui permette de préserver notre cohabitation transrhénane", la mesure reste, pour l’heure, prévue jusqu’au 15 septembre.













