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"Indigne, arbitraire": Emmanuel Macron va recevoir la mère de Cécile Kohler, détenue en Iran depuis 1.000 jours

BFM Alsace Maïwenn Furic
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Les proches et soutiens de Cécile Kohler se sont réunis, ce vendredi 31 janvier, pour le 1.000e jour de sa détention en Iran. L'occasion pour sa mère de lancer un appel à Emmanuel Macron.

Ce vendredi 31 janvier, cela fait 1.000 jours que l'Alsacienne Cécile Kohler est détenue en Iran. Accusée d'espionnage par le régime iranien, elle est retenue dans une prison de haute sécurité à Téhéran. "Voilà 1.000 jours que tu as été prise en otage. Pourquoi?", a lancé la mère de Cécile Kohler, Mireille Kohler, en s'adressant à quelque 300 personnes rassemblées devant l'hôtel de ville de Soultz, commune de 7.000 habitants proche de Mulhouse.

Pour cette date tristement symbolique, la mère de Cécile à lancé un appel au président de la République.

"On aimerait bien être reçus par Emmanuel Macron, on se demande pourquoi il ne nous a pas encore reçu. Nous avons été reçus par plusieurs ministres, sans problème, et lui, ça se fait attendre", avance Mireille Kohler, qui estime que c'est lui qui "détient la clé". Elle explique également aller régulièrement au quai d'Orsay pour suivre la situation.

Macron assure qu'il va recevoir "prochainement" la famille

Ce vendredi 31 janvier en début de soirée, le président de la République, sur le réseau social X, a répondu indirectement à la demande lancée par la mère de l'Alsacienne.

Dénonçant une détention "indigne et arbitraire" de Cécile Kohler et Jacques Paris, "otages de l’Iran" depuis 1.000 jours, mais aussi d'Olivier Grondeau, Emmanuel Macron écrit ainsi qu'il recevra d'ici peu les familles des trois ressortissants.

"Je pense à eux et à leurs familles que je recevrai prochainement",annonce Emmanuel Macron, rappelant que la France exige "leur libération".

"On sait qu'elle va mal"

"Cécile a téléphoné dimanche, le 26 janvier. On l'a eu pendant 13 minutes à peu près", relate la mère de Cécile Kohler avant de poursuivre, émue: "On sait qu'elle va mal, elle essaye de ne pas le montrer, mais on sait qu'elle va très mal."

Des rassemblements comme celui-ci sont organisés régulièrement. Ce samedi 1er février, trois manifestations s'élanceront à 11 heures depuis les villes de Rennes, Montpellier et Flers. À midi, une marche sera organisée à Granville. Le dernier rassemblement aura lieu à Paris, où les manifestants se rassembleront à 14 heures au Panthéon.

"Elle est plus au moins au courant" de ces rassemblements de soutien affirme sa mère. "Nous ça nous fait du bien, mais en même temps ça nous fait énormément de mal parce qu'on est vraiment confrontés à la réalité de ce qui arrive à Cécile, à Jacques et Olivier", confie-t-elle.

"Je sais que c'est dur pour vous, mais vous, vous n'êtes pas enfermés"

"Mon mari il a plus de mal. Moi à la fin j'ai les jambes qui tremblent mais j'arrive à peu près à m'exprimer", avoue Mireille Kohler. "C'est extrêmement dur, surtout qu'on pense à elle, mais comme nous a dit un jour Cécile: 'Je sais que c'est dur pour vous, mais vous, vous n'êtes pas enfermés'".

Ses conditions de détention ont été dénoncées à plusieurs à reprises par son comité de soutien et d'autres activistes, contrairement à ce qu'affirme le régime. Elle serait dans une cellule sans fenêtre et sans meuble et dormirait à même le sol. Seulement une sortie de 30 minutes, trois fois par semaine, lui serait permise. Un isolement total, selon eux.

Le 8 janvier dernier, une journaliste italienne est ressortie libre des geôles iraniennes, laissant renaître l'espoir de voir un jour Cécile Kohler de retour sur le sol français.