"Un vrai problème": à Strasbourg, un budget 2025 en baisse mais la dette municipale continue d'augmenter

L'avant-dernier budget de la municipalité écologiste de Jeanne Barseghian a été adopté ce lundi 17 mars par le conseil municipal. Un budget prévisionnel 2025 en baisse par rapport en l'an dernier, mais surtout avec une dette strasbourgeoise qui continue d'augmenter.
Cette année, le budget a été amputé de 16 millions d'euros, passant de 684 millions d'euros en 2024 à 668 millions d'euros en 2025. A contrario, la dette a gagné 45 millions d'euros depuis le 1er janvier 2024 et atteint désormais 377 millions d'euros.
De quoi provoquer les critiques de l'opposition qui dénonce la mauvaise gestion de la majorité. "Nous sommes quand même passé de 202 millions d'euros de dette en 2020 (année d'élection de Jeanne Barseghian, NDLR) à 377 millions d'euros de dette aujourd'hui", fustige Jean-Philippe Vetter, conseiller municipal du groupe Union de la Droite et du Centre.
"C'est une augmentation de plus de 86% de la dette. Nous sommes en train de tirer la sonnette d'alarme: il y a un vrai problème de dette aujourd'hui à Strasbourg", alerte l'élu.
"Des investissements nécessaires" insiste la majorité
"Il y a aussi un angle mort", ajoute le désormais candidat à la mairie de Strasbourg en 2026. "Non seulement nous faisons de la dette, mais en plus nous n'investissons pas dans des domaines qui permettent de créer de l'activité et de l'attractivité."
Pourtant, la municipalité, de son côté, défend ses investissements. S'ils sont moins nombreux en 2025, avec une baisse du budget alloué de 22 millions d'euros, (204 millions d'euros cette année contre 226 millions en 2024), ils se concentrent surtout dans le milieu de l'éducation et de la culture, des thématiques importantes pour la majorité écologiste.
"La dette augmente, mais pour des investissements qui sont nécessaires", assure Syamak Agha Babaei, premier adjoint à la maire de Strasbourg, en charge des Finances.
"Personne ne conteste le fait qu'on livre de nouvelles écoles, qu'on crée des cours végétalisées, qu'on fasse des rues scolaires, qu'on réhabilite nos musées alsaciens ou encore que le musée zoologique ouvre", assure l'élu.
Selon Syamak Agha Babaei, l'opposition devrait plutôt se concentrer sur les natures des investissements pour les habitants de Strasbourg. "Oui, la dette augmente, avec des investissements en face. La vraie discussion politique qu'on devrait avoir c'est quels sont les investissements à ne pas faire."
Des "projets concrets au service des Strasbourgeois", que la municipalité défend donc corps et âme, à un an des prochaines élections municipales.












