Strasbourg: des riverains du Faubourg National désemparés après des violences dans le quartier

Des riverains qui font état de vols, de deals et de rixe. Autour de la rue du Faubourg National à Strasbourg, des habitants et des commerçants dénoncent auprès de BFM Alsace une importante dégradation de l'ambiance du quartier et demandent à ce que les violences cessent. Il y a deux semaines, fin janvier, un jeune dealer a été blessé par arme blanche dans le secteur.
"C'est une situation terrible. (...) On risque notre vie, on voit dealer de la drogue, on voit des gens courir dans la rue avec des gros couteaux", explique une commerçante du quartier, qui a préféré rester anonyme de peur d'être prise pour cible.
"Pour nos clients, c'est aussi de l'insécurité. On a dû prendre des vigiles parce que sinon, la situation devient intenable. Des fois, on envisage la fermeture, on ne sait plus quoi faire", confie-t-elle.
Des caméras et des patrouilles supplémentaires
Le jour où nous avons rencontré cette commerçante, des médiateurs missionnés par la ville de Strasbourg sont présents dans la rue. La mairie se dit consciente de la situation et assure tout faire pour y remédier.
"Nous avons rajouté trois caméras sur le secteur et nous avons intensifié les patrouilles de police avec notamment des patrouilles pédestres", détaille à notre micro Nadia Zourgui, conseillère municipale en charge de la tranquillité.
Cela reste trop peu pour les riverains qui se plaignent aussi du bruit, de la saleté et de l'alcoolisation de personnes dans la rue, autant de problèmes qu'ils décrivent comme récurrents dans le quartier.
"Une charge mentale que je n'accepte plus"
Bruno Rouxel, membre d'un collectif de riverains mécontents, estime que la municipalité doit faire plus pour régler le problème. "On a pu rencontrer les différents responsables, pour eux aussi c'est compliqué. Ils nous ont dit: 'Vous êtes nos yeux donc s'il y a un problème, il faut absolument nous appeler' et c'est ce qu'on fait", raconte-t-il.
Le quinquagénaire explique qu'il a "l'impression de faire un peu l'inquisiteur" et que cela l'exaspère: "J'ai pas à faire le travail de la police, c'est une charge mentale que je n'accepte plus!"
Ces dernières semaines, depuis notamment l'agression au couteau du jeune dealer, la police nationale a multiplié les opérations dans le quartier. Habitants et commerçants admettent une amélioration, mais ce qu'ils espèrent surtout, c'est une solution pérenne à leur situation.












