BFM Alsace

Bas-Rhin: les gendarmes envoient un questionnaire aux anciens élèves d'un professeur tué par balle

BFM Alsace Théo Bassilana et Kevin Drouant, avec Juliette Moreau Alvarez
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
Face à une enquête au point mort, la gendarmerie a décidé de faire remplir un questionnaire aux anciens élèves de Benoît Jung, professeur de mathématiques, tué par balles en septembre lors d'une randonnée.

Quatre mois après les faits, le mystère est toujours entier. En septembre dernier, Benoît Jung, professeur de mathématiques au collège du Klosterwald de Villé (Bas-Rhin), a été tué de plusieurs balles lors d'une randonnée à Kintzheim. Depuis, aucun suspect n'a émergé auprès des enquêteurs. Pas une interpellation n'a eu lieu.

Face à cette impasse, la section de recherche de la gendarmerie de Strasbourg a décidé d'employer une méthode inhabituelle pour relancer l'enquête: les anciens élèves du professeur ont été invités à répondre à un questionnaire en ligne.

Il y a quelques jours, ils ont ainsi reçu cinq questions sur leur plateforme scolaire numérique. "On nous a demandé si on l'avait déjà eu (en professeur, NDLR), de le définir en quelques mots, si on l'avait déjà rencontré en dehors de l'école", liste une élève de Villé, commune à une quinzaine de kilomètres au nord de Kintzheim, au micro de BFMTV.

Une autre question demandait aux élèves s'ils seraient intéressés par la mise en place d'un point d'écoute par les gendarmes à leur collège.

"Je l'aimais beaucoup"

Des questions qui ont tout de même interrogé les adolescents et leurs parents. "On a reçu l'information comme quoi les élèves allaient être sondés pour que l'on donne notre accord", raconte Pierre, père d'une ancienne élève de Benoît Jung. "Mais les élèves n'étaient pas obligés d'y répondre, c'était en fonction de ce qu'ils ressentaient."

Beaucoup ont tout même pris le temps de répondre aux enquêteurs de la gendarmerie. "Je l'aimais beaucoup ce professeur. Du coup, j'ai écrit ce que je pensais", indique par exemple une collégienne.

Les élèves interrogés ont répondu en espérant que lumière soit faite sur cette affaire encore au point mort. "Il y a sûrement des gens qui en savent plus", estime une dernière collégienne.

Cette procédure inhabituelle n'est néanmoins pas inédite. Elle a déjà été expérimentée dans l'affaire Lina, jeune adolescente portée disparue le même mois dans le même département. L'hypothèse d'un lien entre ces deux affaires a toutefois été exclue par les enquêteurs.