Cogolin: trois ans d’inéligibilité requis en appel contre le maire pour "abus de faiblesse"

Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin - Jean-Christophe Magnenet - AFP
Trois ans d'inéligibilité avec exécution provisoire ont été requis à l'encontre du maire de Cogolin, Marc-Etienne Lansade, lors de son procès en appel au tribunal d'Aix-en-Provence. Il est soupçonné d’avoir fait signer une procuration à une personne de son entourage souffrant de troubles cognitifs dans le cadre de la vente d’un bien immobilier.
En septembre dernier, l’édile avait été condamné à 18 mois de prison pour "abus de faiblesse", ainsi qu’à trois ans de privation des droits civiques, civils et de famille, dans cette même affaire.
L'histoire en question concerne une vente immobilière conclue par son ancienne maîtresse, pour un montant de 280.000 euros. Dans les colonnes de Var-Matin le jour même du procès ce mardi 10 juin, Marc-Etienne Lansade s'est défendu, affirmant n’avoir été qu’un simple intermédiaire, ayant mis "en relation" les deux parties: "Elle voulait acheter et lui voulait vendre".
Toujours selon Var-Matin, son avocat, Me Lucien Simon, a plaidé la relaxe.
Mis en examen pour "corruption" et "escroquerie"
Cette décision s’ajoute à une série de démêlés judiciaires. En septembre dernier, le maire de Cogolin a été mis en examen pour des faits de "corruption", "escroquerie" et de "complicité de détournement de fonds" concernant le marché de commercialisation du port des Marines de la ville.
Ces nouvelles accusations viennent compléter un autre dossier ouvert il y a plus de trois ans pour "favoritisme" et "prise illégale d’intérêts". Ces poursuites avaient conduit à son placement sous contrôle judiciaire, conditionné au versement d’un cautionnement de 25.000 euros, selon Le Monde.













