Profils, sélections, étapes... Tout savoir sur l'inscription au nouveau service national

Un engagement de 10 mois. La campagne de recrutement pour rejoindre le service national, annoncé par Emmanuel Macron fin novembre, a officiellement été lancée ce lundi 12 janvier.
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a détaillé une nouvelle fois le dispositif lors d'une conférence de presse en présence des plus hauts grades de l'armée de Terre, de la Marine et de l'armée de l'Air et de l'Espace. L'intégration à ce service national se fera sur la base du volontariat, alors que la ministre promet "une expérience unique".
• Comment candidater?
Ceux qui souhaitent candidater peuvent contacter leur animateur de la Journée de citoyenneté (JDC) ou bien remplir un formulaire en ligne sur le site du ministère des Armées et des Anciens combattants. Le candidat sera ensuite rappelé afin d'effectuer un entretien "dans un Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA)".
Cet échange est l'occasion pour le candidat d'obtenir des réponses à ses questions, mais aussi de confirmer sa volonté et enfin de préparer son dossier de candidature puis le déposer.
• Pré-sélection, visite médicale, contrôle de sécurité...
"Après une pré-sélection, il effectue une visite médicale et un contrôle de sécurité avant décision des armées. S’il est sélectionné, il effectue, quelques semaines plus tard, une formation militaire initiale d’un mois", précise le ministère.
À l'issue de cette formation d'un mois, il est envoyé dans son unité pour effectuer sa mission de neuf mois. Une fois le service national terminé, le jeune deviendra réserviste.
• Qui peut postuler?
Le service national est ouvert aux 18-25 ans, mais "avec une priorité sur les 18-19 ans", indique le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense de BFMTV et rédacteur en chef de la Revue Défense nationale. Ils peuvent avoir ou ne pas avoir obtenu le baccalauréat, en revanche, il est obligatoire d'avoir effectué sa Journée de citoyenneté (JDC).
"80% du volume seront âgés de 18-19 ans, puis il y aura aussi 20% de jeunes entre 20 et 25 ans, qui ont une formation professionnelle et qui veulent avoir une expérience", précise-t-il, prenant l'exemple d'une infirmière qui vient d'être diplômée et qui souhaiterait exercer pendant 10 mois au sein du service de santé des Armées.
"Les jeunes lycéens devront s'inscrire sur Parcoursup et dès lors qu'ils seront sélectionnés, ils bénéficieront d'un report, cela sera une année de césure. Et pour ceux dont leurs vœux ne correspondraient pas à leurs attentes, le fait de faire le service national, leur permettra de redéposer un dossier pour la fin de leur service national", détaille Catherine Vautrin.
• Quand commencera l'incorporation?
Dans la mesure où certains jeunes veulent poursuivre des études à la suite de cette expérience, "les incorporations se feront à l'automne, en septembre, octobre et novembre, pour qu'ils puissent rejoindre une université ou une formation, quand ils auront terminé leur service national", ajoute le général Jérôme Pellistrandi.
Par ailleurs, le ministère souligne que "pour la rentrée 2026, la proposition de poste [pour les jeunes retenus, NDLR] sera formulée au plus tard début juillet, avant la fin de la phase d’admission principale de Parcoursup".
Le mot d'ordre de cette mission, répété par la ministre Catherine Vautrin: "Pendant près d'un an, être utile à la Nation".
• 3.000 jeunes espérés en 2026
L'État espère attirer 3.000 jeunes cette année, puis 10.000 en 2030 et 42.500 en 2035. Un objectif confirmé par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, ce dimanche sur LCI
Ces jeunes seront nourris, logés et auront une indemnité de 800 euros brut. De plus, ils bénéficieront des mêmes droits et devoirs que les militaires, et notamment la carte de réduction SNCF.
• Des "missions utiles" sur le territoire national
Fabien Mandon, le chef d'état-major des armées, détaille que "dans l'immédiat, il y a des missions utiles à réaliser sur notre territoire".
La jeunesse âgée de 18 à 25 ans participera "à la protection de nos citoyens, de notre pays, dans un environnement incertain", déclare le patron des forces armées françaises.












