"Une centaine" d'agriculteurs mènent une opération escargot sur le périphérique parisien
"Une centaine" d'agriculteurs mènent une opération escargot sur le périphérique parisien le 9 janvier 2026. - AFP
Les agriculteurs mobilisés "contre la maladie du libre-échange". Après avoir manifesté jeudi devant la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe ou encore l'Assemblée nationale, les agriculteurs en colère poursuivent ce vendredi 9 janvier leur mobilisation dans un autre point sensible de l'agglomération parisienne: le périphérique.
"Une centaine" d'entre eux "se sont engagés sur la bretelle de la porte de Montreuil", selon un communiqué de la Confédération paysanne, afin de "mener une opération escargot et bloquer la circulation".
"Nous réclamons la fin de la politique d'abattage total et du libre-échange débridé dont elle constitue l'arme. Nous voulons balayer un protocole sanitaire mortifère et autoritaire aussi bien que le rouleau compresseur libéral qui le commande", poursuivent-ils.

D'importants embouteillages en Île-de-France
Une action, également accompagnée de militants des "Soulèvements de la terre", de la "CGT Paris", de "Solidaires" et de "Cancer Colère". "Depuis le début de cette crise, nous avons appelé les citoyen.nes, les organisations progressistes, les syndicats de salarié.es à soutenir nos mobilisations, c’est donc le sens de cette action commune aujourd’hui à Paris."

La situation sur les routes se dégradait aux alentours de 9 heures où plus de 280 kilomètres d'embouteillages étaient signalés par l'outil Sytadin d'analyse des routes en temps réel. Un niveau plus qu'"exceptionnel" de bouchons est signalé alors que le site voit rouge sur l'axe au niveau de la porte de Montreuil, ciblée par l'action des agriculteurs.
Jeudi, la majorité des rassemblements se sont faits dans le calme dans la capitale, malgré quelques tensions notamment lors d'une rencontre de la présidente de l'Assemblée nationale avec des manifestants devant le palais Bourbon. Yaël Braun-Pivet a été chahutée par certains agriculteurs.
Depuis plusieurs mois, ces derniers continuent leur mobilisation contre la signature l'accord de libre-échange du Mercosur ou encore la gestion de l'épidémie de Dermatose nodulaire (DNC) par le gouvernement.











