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Cher: un médecin soupçonné d'avoir violé et filmé à leur insu des patientes

BFM Alexandra Gonzalez avec AFP
C'est dans ce cabinet de campagne que le médecin de 64 ans, mis en examen, exerçait ses fonctions.

C'est dans ce cabinet de campagne que le médecin de 64 ans, mis en examen, exerçait ses fonctions. - Capture Street View

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Le médecin généraliste, âgé de 64 ans, est accusé par deux patientes d'avoir pratiqué des pénétrations digitales lors d'examens médicaux. Lui affirme que ce sont des "pratiques médicales classiques".

Thierry S., médecin généraliste d'Argent-sur-Sauldre, dans le Cher, soupçonné d'avoir violé des patientes et d'avoir filmé certains de ces actes à leur insu, a été mis en examen et écroué jeudi à Bourges, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Berry Républicain.

Le médecin, âgé de 64 ans, a été mis en examen pour viols par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions et atteinte à l'intimité de la vie d'autrui en fixant l'image d'une personne sans son consentement. Son voisinage, rencontré par le quotidien régional, est sous le choc, et décrit un "homme agréable", "souriant", et dont la salle d'attente du cabinet "était toujours remplie".

"Des gestes thérapeutiques normaux"

L'enquête a débuté samedi dernier, à la suite de la plainte d'une jeune femme de 18 ans, qui venait de sortir du cabinet du médecin, dans le nord du Cher. Une seconde femme a également porté plainte à la gendarmerie. Toutes deux affirment que le praticien leur a fait subir des pénétrations digitales au cours d'un examen médical.

Des vidéos, tournées visiblement en caméra cachée, ont ensuite été saisies par les enquêteurs au domicile du médecin. "Une dizaine de victimes" y sont visibles et doivent à présent être identifiées et contactées, a indiqué le procureur de la République de Bourges, Vincent Bonnefoy.

Devant le juge des libertés et de la détention, l'homme a reconnu avoir filmé certaines patientes depuis l'année 2012, mais a nié catégoriquement les viols.

Pour lui, il s'agissait de "pratiques médicales classiques dans le cadre d'examens gynécologiques que pratiquent parfois les médecins généralistes, en particulier à la campagne", a rapporté une source judiciaire. Le médecin évoque donc des "gestes thérapeutiques normaux".

Il a été placé en détention provisoire sur réquisition du parquet.