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Calais: nouveaux heurts entre migrants et policiers sur la rocade

BFM A.Mi avec AFP
Des heurts violents ont éclaté entre migrants et forces de l'ordre à Calais, ce mercredi après-midi.

Des heurts violents ont éclaté entre migrants et forces de l'ordre à Calais, ce mercredi après-midi. - Philippe Huguen - AFP

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Alors que la construction du mur "anti-intrusions" de Calais a débuté, des heurts ont éclaté entre migrants et forces de l'ordre.

Des heurts violents ont éclaté vers 15h00 ce mercredi à Calais, les migrants s'étant introduits sur la voie publique en passant par les bretelles d'accès à la rocade, selon un photographe de l'AFP. La situation s'est stabilisée vers 16h30. Un dispositif policier est cependant maintenu aux abords et sur la "bande des 100 m" du camp de la "Lande", selon la préfecture.

Plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes ont été tirées par les policiers pour tenter de repousser les réfugiés qui prennent d'assaut très régulièrement cette route, principalement de nuit, en y plaçant des barrages de fortune pour ralentir les camions en route pour la Grande-Bretagne et tenter de s'y introduire.

"La rocade portuaire a été momentanément fermée, le temps de l'intervention des services de police pour évincer environ 300 migrants des abords des voies de circulation de la rocade portuaire", a précisé la préfecture.

Des violences qui surviennent au moment de la construction du mur "anti-intrusions" et de la visite de Nicolas Sarkozy

Ces incidents surviennent alors que les autorités ont démarré la construction d'un mur "anti-intrusions" d'un kilomètre de long pour quatre mètres de haut qui doit être terminée avant la fin de l'année, selon la préfecture du Pas-de-Calais. 

Ils interviennent également le jour de la visite de Nicolas Sarkozy à Calais. Le candidat à la primaire y a notamment réclamé "le rétablissement systématique des contrôles à toutes les frontières" du pays, pour que la France ne soit pas "submergée" par les migrants.

Entre 6.900 et plus de 10.000 migrants, selon les sources, vivent dans la "Jungle" de Calais, plus grand bidonville de France dont le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a promis début septembre le démantèlement "le plus rapidement possible".