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Le sénateur Guérini devant le juge le 5 mars

BFM D. N. avec AFP
Le Sénateur Jean-Noël Guérini est soupçonné d'avoir organisé un licenciement arrangé pour permettre à Jean-David Ciot de se présenter aux législatives de juin 2012.

Le Sénateur Jean-Noël Guérini est soupçonné d'avoir organisé un licenciement arrangé pour permettre à Jean-David Ciot de se présenter aux législatives de juin 2012. - -

Le sénateur Jean-Noël Guérini est convoqués le 5 mars devant le juge pour le licenciement présumé abusif d'un ancien membre de son cabinet, le député Jean-David Ciot.

Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini est convoqué le 5 mars par un juge marseillais dans une affaire de licenciement abusif présumé concernant un ancien membre de son cabinet, le député Jean-David Ciot, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat, confirmant des informations de presse.

Jean-noël Guérini avait fait part d'une convocation "dans une dizaine de jours" dans une interview au Journal du dimanche. Il sera entendu par le juge le matin, Jean-David Ciot, actuel premier secrétaire de la fédération socialiste du département, devant l'être le même jour dans l'après-midi, a-t-il précisé, confirmant une information de La Provence.

"Quelles que soient les explications que j'apporterai, je crois que le juge veut me mettre en examen (...) pour une affaire de licenciement abusif", avait déclaré Jean-Noël Guérini au JDD.

La justice soupçonne un "licenciement arrangé"

Ces convocations interviennent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X pour détournement de fonds publics, touchant aux indemnités touchées par Jean-David Ciot au printemps 2011 lors de son licenciement après neuf années passées au cabinet de M. Guérini.

La justice soupçonne derrière ce licenciement transactionnel une démission arrangée, destinée notamment à permettre à Jean-David Ciot de se présenter aux élections législatives en juin 2012, à l'issue desquelles il a été élu député d'une circonscription d'Aix-en-Provence.

L'intéressé nie toute malversation, expliquant son licenciement par le rapport de la commission Richard sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui interdisait d'y exercer des fonctions de cadre à un salarié de collectivité territoriale. Ce rapport a cependant été entériné en juillet 2011, soit après son licenciement.

A la demande du même juge d'instruction, Charles Duchaine, Jean-Noël Guérini doit par ailleurs être entendu prochainement par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, sous le régime de la garde à vue, dans le cadre d'un autre dossier, connexe à celui dans lequel il a déjà été mis en examen en septembre 2011, après son frère Alexandre, notamment pour association de malfaiteurs.