UMP: cinquième réunion, cinquième échec... et maintenant ?

Jean-François Copé (g) et François Fillon - -
Combien de temps le dialogue de sourds entre les deux ex-candidats à la présidence de l'UMP peut-il durer ? Mardi soir, la cinquième rencontre entre François Fillon et Jean-François Copé a tout juste duré 35 minutes. Le temps de constater leur "désaccord", terme employé pudiquement par l'entourage de François Fillon, et de se quitter sans solution.
• Après l'Assemblée, une scission au Sénat ?
Après avoir créé un groupe dissident à l'Assemblée, le R-UMP (Rassemblement UMP), plusieurs parlementaires fillonistes ont à leur tour menacé à mots couverts, mardi soir, de faire scission au Sénat si un nouveau vote n'était pas organisé rapidement, comme le demande François Fillon.
"Si nous n'obtenons pas un nouveau vote de la part de Jean-François Copé, je n'ai pas peur de le dire, nous en tirerons les conséquences", a menacé l'ancien président du Sénat, Gérard Larcher.
Henri de Raincourt a renchéri que les fillonistes constituaient "la majorité" au sein du groupe UMP et que ce seraient aux copéistes d'aviser en conséquence.
• Fillon va-t-il accepter de poursuivre le dialogue ?
Si les copéistes estiment mardi soir que "le dialogue reste ouvert" et n'excluent pas une nouvelle rencontre, le camp Fillon se veut moins optimiste. Les revendications du clan de l'ex-Premier ministre sont claires : ils veulent une nouvelle élection "avant juin 2013" avec "de nouveaux candidats". Un nouveau scrutin pour lequel François Fillon ne compte pas forcément se représenter. Mais selon son entourage, il ne reprendra les discussions avec Jean-François Copé que lorsque celui-ci sera "prêt à avancer sur le calendrier".
"Nous avons montré que ce n'est pas une question de personnes", a déclaré le député R-UMP Lionel Tardy à l'issue de la réunion. "A présent, on attend un geste de Copé !"
• Quel poids va peser l'arbitrage d'Accoyer ?
Lassé de cete impasse, le député "non-aligné" Bernard Accoyer a décidé de prendre les choses en mains. L'ancien président de l'Assemblée nationale a annoncé l'organisation, mardi prochain à midi, d'une consultation de l'ensemble des parlementaires UMP et R-UMP. Ceci devront dire s'ils sont favorables à la tenue d'un scrutin "avant l'été 2013" comme le demande François Fillon.
En cas de vote favorable, il demande la dissolution du groupe filloniste R-UMP et l'abandon de tout recours en justice, un menace que fait toujours planer le camp Fillon.











