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Belle et Bête: DSK demande la saisie du livre de Marcela Iacub

BFM Alexandre Le Mer avec AFP
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Les avocats de DSK vont demander à la justice la saisie du livre Belle et Bête, un livre qui doit sortir ce mercredi, et dans lequel la chroniqueuse Marcela Iacub raconte sa liaison avec DSK dans des termes fort peu élogieux.

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont annoncé lundi qu'ils allaient demander à la justice la saisie du livre de Marcela Iacub, lors d'une audience de référé prévue mardi.
Belle et Bête doit sortir ce mercredi : il est le récit d'une liaison de sept mois entre l'ancien patron du FMI et Marcela Iacub, qui s'était liée avec DSK de janvier à août 2012, soit après l'affaire du Sofitel. Dans son livre, la juriste et chroniqueuse décrit l'homme DSK dans des termes fort peu amènes, le comparant notamment à un « cochon ».
Dominique Strauss-Kahn a assigné Marcela Iacub et son éditeur pour atteinte à l'intimité de la vie privée et demande l'insertion d'un encart sur chacun des exemplaires de l'ouvrage et « à titre subsidiaire » la saisie du livre, ainsi qu'une publication judiciaire couvrant l'intégralité de la Une du Nouvel Observateur, selon ses avocats, Me Richard Malka et Jean Veil. La semaine dernière, l'hebdomadaire avait publié les « bonnes feuilles » de Belle et Bête.

Un être « mi-homme mi-cochon »

DSK demande 100 000 euros de dommages et intérêts solidairement à Marcela Iacub et à Stock, son éditeur et la même somme au Nouvel Observateur.
Même si l'ancien ministre n'est jamais nommément désigné dans le livre, l'auteur confirme dans un long entretien à l'hebdomadaire qu'il s'agit bien de DSK, tout en précisant que l'ouvrage contient des éléments de fiction. Le personnage principal y est décrit comme un être « mi-homme mi-cochon ».
Dans un courrier adressé à Jean Daniel, un des fondateurs de l'hebdomadaire, DSK a dit son « dégoût » et fustigé « le comportement d'une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement ».
« Au-delà du caractère fantasmatique et donc inexact du récit, c'est une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine », ajoute l'ancien ministre qui dénonce « une opération qui donne la nausée [et a] demandé à ses avocats d'étudier toutes les voies légales pour combattre cette abomination ».

Anne Sinclair dénonce une « abjection »

Anne Sinclair, présente dans l'ouvrage également de façon anonyme et qui a rencontré Marcela Iacub, a dénoncé « un récit trompeur et fielleux de [leur] entrevue en se livrant à une interprétation diffamatoire et délirante de [ses] pensées ».
« Comment, pour des raisons mercantiles, Le Nouvel Observateur a-t-il pu descendre aussi bas dans l'abjection ? », s'interroge-t-elle dans une lettre à Laurent Joffrin, directeur de l'hebdomadaire, et Jérôme Garcin, responsable des pages culturelles.
Interrogé sur ce livre lundi matin, Manuel Valls a déclaré qu'il ne l'avait pas lu, mais qu'au vu des extraits publiés dans la presse, « c'est plutôt le dégoût qui l'emporte ».