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Tournantes : les avocats des accusés réclament des débats publics en appel

Les trois semaines de débat du procès des "tournantes" se sont tenues à huis clos.

Les trois semaines de débat du procès des "tournantes" se sont tenues à huis clos. - -

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Selon eux, il y a une différence entre la réalité des débats du procès et la perception que l'opinion publique en a eu.

Les avocats des mis en cause renvoyés en appel dans le dossier des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois demandent la publicité des débats lors du second procès, a annoncé l'un d'eux, Philippe Gény-Santoni, mardi.

"Il y a un fossé entre la réalité des débats du premier procès et la perception qu'en a eue l'opinion publique, a déclaré l'avocat. Nous demandons donc un débat public" en appel. "De la part des accusés, il y a beaucoup de réticences à montrer leur visage, mais il y a un tel travestissement de l'audience, que nous, conseils, souhaitons des débats publics", a ajouté Me Gény-Santoni.

Débats à huis clos

Le ministère public a décidé de faire appel vendredi, des faibles condamnations et de certains acquittements prononcés à l'issue du procès à huis clos des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois.

Après trois semaines de débats à huis clos mais sous haute tension, les jurés avaient reconnu des viols commis entre 1999 et 2001 dans les cités de Fontenay-sous-Bois, sur une seule des plaignantes, Nina, 29 ans. Les quatre hommes poursuivis pour les mêmes faits sur Aurélie, 28 ans, avaient été acquittés.

Ce verdict avait suscité une vive émotion, en particulier chez les associations féministes dont certaines ont assimilé le jugement à "un permis de violer". Pour Me Gény-Santoni, dont le client a été acquitté avant d'être renvoyé en appel, ces allégations sont "inadmissibles".

Vendredi, l'une des deux plaignantes, Nina, avait assuré ne pas souhaiter la publicité des débats en appel.