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Mort d'Agathe Hilairet: mis en examen pour meurtre, le suspect a reconnu deux coups

BFM Maxime Cliet-Ruzza avec Benjamin Rieth
Le corps de la joggeuse Agathe Hilairet, disparue le 10 avril 2025 autour de Vivonne (Vienne), a été retrouvé le 5 mai dans un sous-bois

Le corps de la joggeuse Agathe Hilairet, disparue le 10 avril 2025 autour de Vivonne (Vienne), a été retrouvé le 5 mai dans un sous-bois - BFMTV

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Le suspect du meurtre d'Agathe Hilairet, présenté à un juge ce vendredi 12 septembre à l'issue de sa garde à vue, a été mis en examen pour "meurtre suivi, accompagné ou précédé d'un autre crime, à savoir enlèvement ou séquestration".

Le suspect du meurtre d'Agathe Hilairet a été mis en examen pour "meurtre suivi, accompagné ou précédé d'un autre crime, à savoir enlèvement ou séquestration" à l'issue de son passage devant le juge d'instruction, a-t-on appris ce vendredi 12 septembre de la procureure de la République de Poitiers Rachel Bray.

L'homme, âge de 59 ans, a reconnu deux coups sur la jeune femme, ayant entraîné la mort sans intention de la donner, précise son avocat Me Aurélien Bourdier à BFMTV.

"Il reconnaît sa présence sur les lieux et avoir été en contact avec Agathe Hilairet", a indiqué pour sa part la procureure de la République à Poitiers, Rachel Bray, dans un communiqué.

L'ADN de la victime retrouvé dans sa voiture

Après son placement en garde à vue mercredi, l'ADN d'Agathe Hilairet a été découvert dans son véhicule. Il est présenté ce vendredi à un magistrat en vue d'une mise en examen pour "meurtre précédé d’enlèvement et séquestration". Le parquet a réclamé son placement en détention provisoire.

Cet ouvrier agricole réside à Vivonne, commune d'où la jeune femme de 28 ans était partie courir, le 10 avril dernier au matin, depuis le domicile de ses parents. De frêle corpulence, cette adepte de la course à pied avait l'habitude de parcourir de longues distances qu'elle enregistrait sur une application sportive.

Son père avait donné l'alerte dans la journée, ne la voyant pas revenir, alors que son téléphone ne répondait plus. Un important dispositif de recherches avait été déployé par la gendarmerie, levé le 17 avril après une semaine de ratissages.

Né en 1965, le suspect originaire de cette commune située au sud de Poitiers où a été retrouvé le corps sans vie d'Agathe Hilairet le 4 mai dernier, trois semaines après sa disparition. Cet individu a déjà été condamné à deux reprises à 12 et 30 ans de prison pour des faits de viols et d'agression sexuelle. Il était déjà connu pour des faits de viols et agression sexuelle, étant inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS), a précisé le parquet de Poitiers.

Le 4 mai, c'est un promeneur qui avait découvert le cadavre d'Agathe Hilairet dans un secteur boisé situé en périphérie des zones de recherches. Selon le parquet, l'autopsie n'avait "pas permis de déterminer, à ce stade, les causes du décès".

L'enquête de la section de recherches de Poitiers a donné lieu à la vérification de milliers de témoignages et signalements, au visionnage de 1.200 heures de vidéosurveillance, à 1.000 auditions, à la surveillance de véhicules et à des écoutes téléphoniques, ainsi qu'à l'étude du profil de 160 personnes. Ces investigations ont resserré les recherches sur le suspect, inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes après deux condamnations dans le passé.