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La demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy examinée le lundi 10 novembre

BFM Pauline Revenaz avec Astrid Bergere
L'ancien président français Nicolas Sarkozy, le 21 octobre 2025.

L'ancien président français Nicolas Sarkozy, le 21 octobre 2025. - Bastien Ohier / Hans Lucas

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La demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy, formée par ses avocats, sera examinée par la cour d'appel de Paris le 10 novembre prochain.

La cour d'appel de Paris examinera, le lundi 10 novembre, la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy, condamné en première instance dans le cadre de l'affaire du financement libyen, a appris BFMTV, confirmant les informations du Figaro.

La décision de la cour d'appel sera rendue le jour-même. Dans le cas où elle accepterait de le mettre en liberté, il pourra alors sortir dès le soir ou le lendemain matin.

"Pas de critère qui justifierait son maintien en détention"

La demande de mise en liberté avait été faite par ses avocats mardi 21 octobre, jour de son incarcération. "À partir du moment où il a mis un pied en détention, les critères qui justifient cette détention ne trouvent pas à s'appliquer", avait notamment déclaré Me Christophe Ingrain, l'un de ses avocats.

Il avait ajouté: "Sauf la volonté de le maintenir coûte que coûte en détention, juridiquement il n'y a pas de critère qui justifierait son maintien en détention [...] des preuves à détruire, ce ne serait pas facile, car il n'y en a pas des preuves".

Jean-Michel Darrois, l'autre avocat, avait lui, dénoncé une "honte". "Ce que nous espérons, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite", avait-il ajouté.

Des menaces contre l'ex-président

Son arrivée à la prison de la Santé a été quelque peu mouvementée. Plusieurs détenus l'ont notamment menacé de mort. Des faits pour lesquels ils ont été mis en examen et transférés dans d'autres maisons d'arrêt.

Nicolas Sarkozy se trouve actuellement à la prison de la Santé à Paris. Il a été condamné, en première instance, le 25 septembre, à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt, assorti d'une exécution provisoire, pour association de malfaiteurs. L'ancien président de la République et ses avocats ayant formé un appel, il est donc à nouveau présumé innocent pour cette affaire.