Soupçonné d'assassinat, de séquestration et de viol, un homme déjà connu pour violences conjugales mis en examen et écroué
Un officier de police (photo d'illustration). - JULIEN DE ROSA / AFP
Un homme de 53 ans, déjà connu de la justice pour violences conjugales, a été mis en examen et écroué pour assassinat, viol sur ex-conjointe et séquestration, a appris l'AFP auprès du parquet de Créteil samedi 15 novembre.
Interpellé mardi soir dans l'Essonne, il était recherché après que son ex-conjointe de 37 ans avait contacté les forces de l'ordre en affirmant s'être échappée de l'appartement du mis en cause en Seine-et-Marne, après avoir sauté du balcon.
Le suspect a reconnu avoir tiré sur le compagnon de son ex-conjointe
Prise en charge par les secours, elle a expliqué que son ex-conjoint avait tué son compagnon à leur domicile à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), selon le parquet. Elle a en outre indiqué avoir été violée et séquestrée avec son fils de 9 ans par son ex-conjoint, au domicile de ce dernier, dans la nuit de lundi à mardi.
Mardi soir, le corps sans vie d'un homme de 42 ans a été découvert dans un box à Champigny-sur-Marne, présentant une plaie par balle à la tête. L'autopsie a révélé que son décès "résultait d'un tir d'arme à feu", avait indiqué le parquet vendredi.
Le suspect a reconnu lors de sa garde à vue "avoir tiré sur le compagnon de son ex-conjointe mais contestait les autres faits qui lui étaient reprochés", avait ajouté le parquet.
L'homme nie les accusations de viol
L'homme n'avait jamais été condamné par la justice française, mais il devait comparaître le 18 février 2026 pour violences par ex-conjoint avec incapacité totale de travail (ITT) de six jours sur la même femme, commises en septembre. Il était sous contrôle judiciaire et avait interdiction d'entrer en contact avec la victime et de se rendre à son domicile.
"Nous avons conscience de la sensibilité humaine de cette affaire, mais rien ne doit conduire à préjuger de la culpabilité de mon client", a réagi samedi après-midi auprès de l'AFP l'avocate du mis en cause.
L'homme "nie formellement plusieurs actes qui lui sont reprochés, et en particulier l'accusation de viol", a précisé Me Sandrine Pégand.
Une première expertise psychiatrique a en tout cas conclu à une "absence d'altération du discernement", avait précisé le parquet vendredi.
Après l'ouverture d'une information judiciaire pour assassinat, séquestration arbitraire de plusieurs personnes et viol par ex-conjoint, "les investigations se poursuivront désormais sur commission rogatoire du juge d'instruction", avait détaillé cette source.











