Au lendemain de l'incendie à Notre-Dame de Paris, où en est l'enquête?

La flèche de Notre-Dame en feu, au moment de son effondrement - Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
De nombreuses questions demeurent sans réponse, au lendemain de l'incendie qui a ravagé lundi une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, classée au patrimoine mondial de l'humanité.
Après une nuit à lutter contre les flammes, les pompiers sont parvenus à maîtriser l'incendie apparemment accidentel qui a ravagé la cathédrale, soulevant une vague d'émotion et provoquant un afflux de dons pour financer une reconstruction qui s'annonce titanesque.
- Un feu parti des combles
La première alerte est donnée à Notre-Dame, lundi à 18h20, "mais aucun départ de feu n'a été constaté", a indiqué le procureur de Paris Rémy Heitz. Une vingtaine de minutes plus tard, après une nouvelle alerte, le feu est cette fois repéré au niveau de la charpente, longue de plus de 100 mètres. Les flammes se propagent rapidement au reste du toit, en travaux. À l'exception d'un sapeur-pompier légèrement blessé, aucune victime n'est à déplorer, la cathédrale ayant été évacuée.
- Enquête ouverte pour "destruction involontaire"
Une enquête a été ouverte lundi soir par le parquet pour "destruction involontaire par incendie". "Rien dans l'état ne va dans le sens d'un acte volontaire", a insisté mardi Rémy Heitz, confirmant que la piste accidentelle était privilégiée. Selon le procureur, "cinq entreprises intervenaient" sur le chantier de rénovation.
- Les procédures de sécurité "respectées"
Julien Le Bras, le patron de la principale entreprise chargée des travaux de la cathédrale, a déclaré ce mardi que les procédures de sécurité sur le chantier de Notre-Dame de Paris "(avaient) été respectées". 12 salariés d'Europe Echafaudages travaillaient au total sur le chantier, selon lui.
"Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est qu'au moment du départ de l'incendie, absolument aucun des salariés de ma société n'était présent sur site", a déclaré sur notre antenne Julien Le Bras, PDG de Le Bras Frères, qui possède également Europe Echafaudages.
"L'ensemble des dispositifs et procédures de sécurité ont été respectés", a-t-il affirmé, précisant que l'ensemble des collaborateurs de sa société participaient à l'enquête "sans aucune réserve".
Le PDG a par ailleurs annoncé que l'entreprise collaborait avec l'ensemble des services de l'Etat pour mettre en oeuvre les dispositifs de sécurisation de l'édifice. "Nous faisons des expertises pour voir s'il existe des risques et prévoir les mesures adaptées", a-t-il déclaré.
- 30 employés entendus par les enquêteurs
"Nous avons aujourd'hui près de 50 enquêteurs qui sont mobilisés et nous étudierons tout et toute la vérité sera faite", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
Selon nos informations, les enquêteurs ont entendu ce mardi une trentaine de témoins, parmi lesquels des employés des sociétés intervenues sur le chantier le 15 avril, ainsi que le personnel en charge de la sécurité au sein de Notre Dame.
- Nouvelles auditions prévues mercredi
Et ces auditions se poursuivront mercredi, a-t-on appris du parquet de Paris ce mardi, afin d'éclaircir les conditions dans lesquelles l'incendie s'est déclenché lundi soir.












