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Gaza: les armes interdites de l’armée israélienne

BFM C. P. (vidéo: Caroline Mier et Florian Rivais)
L'usage de bombes à fléchettes, des obus contenant des milliers de clous pouvant s'éparpiller sur 300 mètres, est illégale dans les zones résidentielles.

L'usage de bombes à fléchettes, des obus contenant des milliers de clous pouvant s'éparpiller sur 300 mètres, est illégale dans les zones résidentielles. - -

Les armes utilisées par l'armée israélienne sont clairement remises en cause. La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a réclamé une enquête sur les destructions de maisons et la morts des civils par des bombardements israéliens, parlant de possibles crimes de guerre. Nos envoyés spéciaux ont enquêté à Gaza.

Dimanche dernier, un F16 de l'armée israélienne a frappé le cinquième étage d'un immeuble du quartier Asamer, à Gaza. Ce jour-là, 14 personnes sont mortes, dont 5 membres d'une même famille. Et le bilan pourrait encore s'alourdir.

Mohamed, un voisin encore sonné, n'arrive pas à cacher sa colère. "C'est un crime de guerre brutal des soldats Israéliens. C'est encore une preuve qu'il y a des crimes de guerre, ici. Il n'y a aucun combattant, toutes les personnes tuées étaient des civils," se révolte-t-il.

Attaques présumées aux obus à fléchettes

Les méthodes de l'armée israélienne sont clairement remises en cause, les moyens aussi. Le centre palestinien des droits de l'homme enquête actuellement sur l'usage de bombes à fléchettes, des obus contenant des milliers de clous pouvant s'éparpiller et faire des ravages sur 300 mètres.

Ils auraient été utilisés au moins à deux reprises à Gaza, les 17 et 21 juillet dernier dans deux quartiers résidentiels. "L'usage de cette arme est illégale dans les zones résidentielles, selon la convention internationale", explique Hamdi Shaqqura, de l'ONG. "Dans ces bombes, voyez-vous, il peut y avoir jusqu'à 5.000 fléchettes", reprend-il. "Quand une bombe comme cela explose dans une zone résidentielle, vous pouvez imaginer les dégâts: chaque fléchette est potentiellement mortelle," conclut-il, amer.

L'ONG continue d'enquêter sur ces attaques présumées aux obus à fléchettes, un travail extrêmement difficile pour la quinzaine de volontaires, dans des lieux où les combats font toujours rage. Mais ce travail est fondamental: ces expertises seront présentées au Conseil de sécurité de l'ONU.