Cameroun : les otages de retour en France samedi matin

Tanguy et Albane Moulin-Fournier et son frère Cyril, photographiés vendredi matin à l'ambassade de France à Yaoundé après leur libération. Ils apparaissent très amaigri après leur 2 mois de captivité. - -
Les sept membres de la famille française libérée après son enlèvement le 19 février au Cameroun rentreront samedi matin en France, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius sur RTL. « Je pense que je vais les ramener demain matin, première heure », a-t-il déclaré, soit entre « 3h du matin et 8h », a-t-il ajouté. Le ministre s'exprimait à la mi-journée, juste avant son départ pour Yaoundé, en compagnie de Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, qui emploie Tanguy Moulin-Fournier, le père de la famille ex-otage.
« Une immense joie »
Des membres de la famille des sept otages, enlevés il y a deux mois au Cameroun, ont par ailleurs fait part de « leur immense joie » après l'annonce de leur libération vendredi, remerciant les autorités françaises pour ce dénouement. « On ne peut que remercier infiniment toutes les autorités qui ont contribué à cette immense joie », s'est réjoui Nicolas Moulin-Fournier, le frère de Tanguy et Cyril Moulin-Fournier, lors d'un point de presse tenu avec Romain Striffling, le frère d'Albane Moulin-Fournier, la mère de famille. (NB : François Holllande a précisé vendredi qu'aucune rançon n'avait été versée).
« La famille est extrêmement soulagée, c'est le dénouement, elle est un petit peu sonnée aussi de cette nouvelle qui tombe brutalement », a dit Nicolas Moulin-Fournier, indiquant avoir « eu vent de la rumeur qui est passée dans les médias et quasi immédiatement on a eu confirmation du Quai d'Orsay ». « On n'avait rien qui nous laissait penser que c'était imminent », a-t-il ajouté.
Amaigris, mais « en bonne santé »
Comme le montre la photo, Tanguy et Albane Moulin-Fournier et son frère Cyril, sont aujourd’hui particulièrement amaigris après ces deux mois de captivité. Mais Nicolas Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, assure que « tout le monde va pour le mieux après deux mois de détention », a-t-il assuré. « Ma mère a eu Tanguy au téléphone et il allait bien ». Selon lui, ce sont « les conditions d'hygiène qui ont été les plus difficiles » à supporter, évoquant notamment des températures très élevées. Les deux hommes ont expliqué que c'est grâce à la « confiance » dans le travail des autorités françaises qu'ils ont tenu.
La famille Moulin-Fournier, qui compte quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, leurs parents et le frère de leur père, avait été enlevée le 19 février dans le nord du Cameroun, sur une route longeant la frontière avec le Nigeria. L'Elysée a confirmé vendredi leur libération, précisant qu'ils étaient « tous en bonne santé ».













