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L'avion d'Evo Morales a-t-il vraiment été forcé à atterir à Vienne?

BFM C. L. avec AFP
Le président bolivien, Evo Morales, en visite officielle à Moscou, le 2 juillet 2013.

Le président bolivien, Evo Morales, en visite officielle à Moscou, le 2 juillet 2013. - -

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Et si le président bolivien avait exagéré sur son excale forcé à Vienne? Le pilote de l'avion d'Evo Morales a demandé la permission d'atterrir à Vienne pour une difficulté technique, rapportaient mercredi soir les médias autrichiens. Pourtant depuis le début de la journée, le président Evo Morales affirmait avoir été forcé à faire escale pour des raisons politiques.

Le journal du soir de la télévision publique ORF2 a diffusé une conversation entre le pilote et la tour de contrôle de l'aéroport de Vienne, où il demande la permission d'atterrir car la jauge d'affichage du carburant est défectueuse.

La version officielle de la Bolivie est tout autre: Le président bolivien a dû faire une escale forcée de 13 heures dans la capitale autrichienne, selon La Paz, parce que la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal ont interdit à son appareil de survoler leur espace aérien. Evo Morales, qui rentrait de Moscou à La Paz et devait faire une escale de ravitaillement, était soupçonné de voyager avec Edward Snowden, l'ancien consultant de la puissante Agence américaine de sécurité nationale (NSA), recherché dans son pays pour avoir fait des révélations sur un programme secret de surveillance des communications mondiales.

L'annonce de l'interdiction de survol, par son avion, de plusieurs pays européens, a provoqué un tollé diplomatique en Amérique latine, tout particulièrement contre la France.