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11-Septembre: un rescapé français se souvient "du moment où la tour a tangué" 

BFM C.R.
"On a vu l'avion arriver, les façades tomber. Ensuite, la tour a commencé à tanguer pendant de très longues minutes et à craquer dans tous les sens", raconte Bruno Dellinger.

"On a vu l'avion arriver, les façades tomber. Ensuite, la tour a commencé à tanguer pendant de très longues minutes et à craquer dans tous les sens", raconte Bruno Dellinger. - Capture écran

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Bruno Dellinger se trouvait dans la tour numéro un du World Trade Center au moment où l'avion l'a percutée.

Les États-Unis se sont recueillis tout le week-end, en mémoire du 15e anniversaire des attentats les plus meurtriers de leur histoire. Une date qui a résonné avec particulièrement de force dans la mémoire de Bruno Dellinger. Ce Français se trouvait au 47e étage de la tour numéro un du World Trade Center à 8h46 le 11 septembre 2001, moment où l'avion a heurté la façade de plein fouet. Aujourd'hui, il garde un "souvenir intact" de cette journée. 

"La tour a commencé à tanguer"

"L'avion s'est crashé une trentaine d'étages au-dessus de mes bureaux", raconte-t-il. "J'ai entendu très distinctement le vrombissement des réacteurs. On a vu l'avion arriver, les façades tomber. Ensuite, la tour a commencé à tanguer pendant de très longues minutes et à craquer dans tous les sens."

Bruno Dellinger intime alors à ses employés de quitter les lieux, mais lui, reste sur place. "Je n'avais aucun sens du danger. Je suis resté à faire des sauvegardes informatiques, à remettre le bureau en place. Puis il m'a semblé qu'il était urgent de partir, c'était vraiment la grâce de Dieu, et je suis sorti sans aucune crainte."

Il descend les cinquante étages qui le séparent de la terre ferme et prend alors conscience de la gravité de la situation. "Je me suis retourné, j'ai vu cette tour en feu avec des flammes d'un orange profond et une fumée très noire. Je n'ai pas eu le temps de faire dix pas et la tour numéro deux s'est écroulée."

"Une journée de recueillement et un moment de réflexion"

Si les mois qui ont suivi ont, de son propre aveu, été "très difficiles", quinze ans après cette journée dramatique, Bruno Dellinger dit aller "très bien". "C'est une journée de recueillement pour moi aujourd'hui. Evidemment, c'est énormément de tristesse et de souvenirs de moments extrêmement dramatiques. C'est aussi un moment de réflexion puisque après quinze ans, je ne peux pas m'empêcher de me poser la question de si les choses ont été dans le bon sens ou non".