Lille: enquête ouverte après l'agression et les menaces de mort subies par un médecin

Insulté, frappé et menacé de mort. Un médecin qui pratiquait une consultation sur le site de SOS Médecins à Lille a été violemment agressé par deux personnes ce mercredi 2 juillet. Une enquête a été ouverte pour violences sur un professionnel de santé et menaces de mort a appris BFMTV auprès du parquet de Lille ce vendredi 4 juillet.
D'après les témoignages de collègues de travail récoltés par La Voix du Nord, les deux hommes sont entrés sur le site et ont exigé de la famille qui bénéficiait de la consultation de quitter les lieux. Seuls avec le médecin dans le cabinet, ils s'en sont pris à lui car il avait réduit la durée d'un arrêt-maladie accordé à une patiente plus tôt dans la journée.
48 heures de grève en solidarité
"Elle avait demandé un arrêt de travail de trois jours, le médecin n'était pas d'accord sur la durée et a réduit cet arrêt à un jour. Elle est partie sans faire d'histoires, mais ensuite, ils sont venus en commando, de manière préméditée", relate un confrère au quotidien nordiste.
En solidarité avec le médecin agressé, les 24 collègues de travail ont fait grève. Le site qui se trouve dans le quartier Moulins a décidé de suspendre son activité 48 heures. Ils reprendront une activité normale ce samedi à 8 heures. Il est fermé ce vendredi 4 juillet. SOS Médecins est une association de médecins libéraux assurant la prise en charge des urgences non vitales et de soins sur l'agglomération lilloise.
Selon le conseil de l'Ordre du Nord contacté par Ici (ex-France Bleu), 216 practiciens ont l'ont contacté depuis le début de l'année pour signaler des incidents et 170 pour des faits de violences, en hausse de 10%.
Le ministre de la Santé condamne
Dans un message sur X, le ministre de la Santé Yannick Neuder, a déploré "ce drame, d'une rare violence". Il a martelé sa "détermination pour agir contre ces violences inacceptables et les punir avec la plus grande fermeté."
Le ministre rappelle que la loi Pradal, adoptée le 25 juin 2025 prévoit des peines renforcées (jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende) en cas de violences contre les personnels de nombreux établissements de santé.
Les employeurs peuvent "porter plainte en lieu et place des soignants victimes", rappelle Yannick Neuder, soulignant que "Le respect des #soignants n'est pas négociable".













