Fermeture des salles de sport: de plus en plus de Nordistes vont s'entraîner en Belgique

Tout comme dans plusieurs grandes villes françaises où la progression de l'épidémie de Covid-19 inquiète, les salles de sport ont fermé la semaine dernière dans la métropole lilloise. Une mauvaise nouvelle pour les Nordistes mordus de fitness, mais une aubaine pour les clubs belges.
De nombreux Lillois ont en effet décidé de contourner les nouvelles mesures sanitaires en allant faire du sport de l'autre côté de la frontière, où les clubs sportifs sont restés ouverts malgré le contexte sanitaire.
"Il fallait vraiment que je trouve une salle!"
Rencontré par BFM Grand Lille, Khaled a par exemple opté pour un club situé à Mouscron après la fermeture de sa salle à Lille.
"Je ne pouvais pas me permettre, en fin de journée, de rester chez moi, de faire dix pompes et de me dire que ma séance est faite", confie-t-il.
Et le jeune homme est loin d'être le seul dans cette situation. Sa nouvelle salle, située à quelques kilomètres de Tourcoing, a vu débarquer de nombreux Français en manque d'efforts physiques ces derniers jours.
"En France, je fais un peu de coaching donc je dois m'entraîner pour mon travail", explique l'un d'eux. "Ça fait quand même presque quatre heures de sport en moins par semaine, donc il fallait vraiment que je trouve une salle!", dit une autre.
Un cadeau empoisonné pour les salles belges?
Après deux mois de fermeture au printemps en raison de l'épidémie de coronavirus, cet afflux de nouveaux inscrits apparaît comme une aubaine pour les clubs de fitness belges.
Mais à Mouscron, la responsable de la salle redoute un trop grand nombre d'arrivées ces prochaines semaines. Elle ne pourrait en effet pas accepter un trop grand nombre d'inscriptions en raison des mesures sanitaires "contraignantes":
"On a énormément d'appels de personnes qui prennent des renseignements", expliqu Blandine Baud. "Mais en France, c'est cinq mètres carré par personne, et en Belgique, c'est dix mètres carré. On n'a pas énormément de marge pour accuaillr des clients supplémentaires."
Et avec le manque de visibilité du côté des Lillois - qui ne savent pas combien de temps les salles françaises resteront fermées -, peu de frontaliers se risquent à acheter des abonnements de longue durée. Les habitants de la MEL optent plutôt pour des carnet de dix séance ou s'inscrivent pour seulement un mois.
Pas de quoi renflouer durablement les caisses de l'établissement, qui craint par ailleurs une nouvelle fermeture si le contexte sanitaire se dégrade de manière trop importante en Belgique.













