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Les malversations de Ghosn s'élèveraient à 300 millions d'euros selon Nissan

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- - Eric Piemont -AFP

Le constructeur a livré les premières conclusions d'un audit internet lancé après l'arrestation de son ancien PDG. Une large partie des irrégularités est constituée des rémunérations différées que Carlos Ghosn avait prévu de toucher à son départ de l'entreprise.

Nissan continue de faire le ménage. Le constructeur a poussé vers la porte de sortie Hiroto Saikawa, éclaboussé par l'affaire Ghosn. Nissan dévoile aussi une partie des conclusions de son audit interne, destiné à évaluer les malversations de son ancien PDG et son ancien bras droit Greg Kelly. Ils auraient organisé pour près de 35 milliards de yens de malversations, soit 300 millions d'euros.

"Sur cette somme, 25 milliards ont été déboursés par Nissan et 10 milliards ont été provisionnés mais non payés", a détaillé Motoo Nagai, le responsable du comité d'audit au sein du conseil d'administration, selon les Echos.

Mais il ne s'agit pas d'une perte sèche pour le constructeur. La direction de Nissan a expliqué qu'une large partie des irrégularités était constituée des rémunérations différées que l'ancien patron franco-libanais avait prévu de toucher à son départ de l'entreprise, et qui n'ont donc pas été versées.

L'audit a aussi permis d'identifier six autres responsables de Nissan qui ont aussi touché des primes indues. Leur nom n'a pas été dévoilé.

Toujours selon les Echos, le rapport ne semble pas faire la lumière sur l'ensemble des malversations de ces dernières années. Mais des cadres pourraient, dans les semaines à venir, être appelés à rendre des comptes devant les administrateurs.