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Amazon annonce la suppression de 14.000 postes, sans préciser si la France est concernée

BFM Business J. Br. et M.C. avec agences
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La vice-présidente en charge des ressources humaines et de la technologie a annoncé "une réduction globale d'environ 14.000 postes" chez Amazon. La veille, les médias américains évoquaient 30.000 suppressions d'emplois.

Le géant américain du commerce en ligne Amazon a annoncé mardi la suppression de 14.000 postes, sans préciser dans quelle partie du monde mais en parlant d'une "réduction globale".

"Les réductions que nous annonçons aujourd'hui s'inscrivent dans la continuité (des) efforts pour devenir plus fort encore, en réduisant davantage la bureaucratie, en supprimant des niveaux et en réaffectant des ressources", a écrit Beth Galetti, vice-présidente en charge des ressources humaines et de la technologie, dans une déclaration publiée sur le site d'Amazon.

"Cela impliquera des réductions dans certains domaines et des recrutements dans d'autres, mais cela se traduira par une réduction globale d'environ 14.000 postes" dans les bureaux d'Amazon, a-t-elle poursuivi.

Cette décision concrétise la volonté affichée de son patron Andy Jassy de réduire les coûts en pleine course aux investissements dans l'intelligence artificielle.

De précédentes révélations

Lundi, plusieurs sources internes assuraient à différents médias américains dont Reuters que le géant américain prévoyait de supprimer jusqu'à 30.000 emplois, afin de réduire ses dépenses tout en compensant les embauches excessives effectuées lors de la pandémie. Ces informations ne sont pas contradictoires puisqu'Amazon a annoncé une suppression nette de 14.000 postes en comptabilisant les embauches et les licenciements.

Ces suppressions devraient viser des fonctions supports. A la fin de l'année dernière, Amazon comptait environ 1,56 million d'employés, dont 350.000 dans les fonctions support, qui comprennent les emplois administratifs.

En 2022, Amazon avait déjà annoncé une importante réduction d'effectifs avec 27.000 emplois supprimés.

L'arrivée de l'IA générative

Il a été demandé aux dirigeants des branches touchées de suivre une formation lundi pour apprendre à communiquer la nouvelle à leurs équipes, ont également indiqué les sources, précisant que les premières annonces de licenciements devraient être envoyées par email mardi. L'entreprise doit publier ses résultats trimestriels jeudi.

Amazon a procédé à des réductions d'effectifs dans plusieurs secteurs ces deux dernières années. En juin, le directeur général d'Amazon, Andy Jassy, avait explicitement annoncé que le développement de l'IA générative allait, "dans les prochaines années (...) réduire nos effectifs de bureaux".

“Nous aurons besoin de moins de gens qui occupent certains des postes actuels et plus de gens pour d’autres types de postes”, avait-il écrit.

Vers des suppressions d'emplois bien plus massives?

Les interrogations sur l'avenir des ouvriers de l'entreprise, 2e employeur aux Etats-Unis avec 1,2 million de salariés, se pose aussi dans les entrepôts, où Amazon accélère l'automatisation grâce aux robots et à l'IA.

Selon les documents New York Times, Amazon pourrait renoncer à plus de 160.000 embauches d'ici 2027, malgré la hausse attendue de la demande de livraisons des consommateurs. Selon la même source, le géant américain envisagerait même de remplacer 500.000 postes par des robots d'ici 2033. L'objectif est d'automatiser 75% de ses opérations.

D'importantes suppressions d'emplois chez les cols-blancs ont aussi lieu chez d'autres géants américains de la tech. Microsoft a annoncé en juillet porter son plan de réduction à 15.000 départs prévus. Meta a renvoyé mercredi quelque 600 personnes de sa division IA, après une importante campagne de recrutement.